Lucien, Imag
2. Nuove Memorie delV Instituto di Corrisponden^a archeologica, p. 3 4, pl. 31'.
3. Franz Studniczka, Vermutungen %ur griechisclien Kunstgeschichte ; Vienne, 1884, p. 5-17. M. Murray rapproche aussi de la Lemnienne une terre cuite de Gypre du Musée Britannique. {Greek Sculpture, t. II, pl. XVII.) Il n'est pas certain qu'une inscription de Néa-Paphos, mentionnant une copie d'Athéna de Phidias, se rapporte à la Lemnienne. Voir E. Loewy, Inschriften griechischen Bildhauer, 1 885, p. 363.
4. Tzetzès, Chil., VIII, 193, et Epist., 77, p. 97 de l'édition Pressel.
anecdote arrangée à plaisir, et aucun te'moignage digne de foi ne confirme le re'cit de l'écrivain byzantin '.
On compte encore dans l'œuvre du maître d'autres statues de divinités, témoin l'Aphrodite Ourania, en marbre de Paros, exécutée pour le temple de la déesse qui se trouvait à Athènes dans le quartier de Mélité. Nous reporterions volontiers à l'époque de son séjour à Olympie une autre statue d'Aphrodite en or et en ivoire, faite pour un temple d'Elis, et auprès de laquelle prit place l'Aphrodite Epitragia de Scopas. La statue de Phidias représentait l'Aphrodite céleste, et avait un pied posé sur une tortue : c'était, dit Plutarque, le symbole de la vie sédentaire et silencieuse qui convient aux femmes. Nous ne savons si l'Aphrodite de marbre signalée par Pline, et qui se trouvait à Rome, était une copie de l'une de ces deux statues, ou une œuvre originale de Phidias. Signalons encore, parmi les représentations de divinités qu'il avait traitées, l'Hermès Pronaos de Thèbes et l'Apollon Parnopios ou tueur de sauterelles, qu'on lui attribuait : cette dernière statue avait été consacrée sur l'Acropole d'Athènes en souvenir d'une invasion de sauterelles à laquelle aurait mis fin l'intervention d'Apollon2.
C'est surtout à traiter des types divins que Phidias a appliqué son génie ; c'est là qu'il excellait, et des témoignages anciens nous apprennent que, dans ses figures d'hommes, on surprenait au contraire des traces de défaillance :{. Peut-être est-ce la raison qui le fit juger inférieur à Polyclète dans les circonstances suivantes, rapportées par Pline Des artistes appartenant à des générations différentes avaient fait chacun pour l'Artémision d'Ephèse une statue d'Amazone. Quand on les consacra dans le sanctuaire, les Ephésiens confièrent aux artistes eux-mêmes, qui étaient présents, le soin de décider laquelle était la plus belle. Chacun d'eux décerna le prix à sa propre statue, mais donna le second rang à celle de Polyclète ; on vit bien ainsi à qui -revenait le prix. L'Amazone de Phidias, où Lucien trouvait surtout à louer le dessin de la nuque et
t. Pour la critique du texte de Tzetzès, voir R. Fôrster, Alkamenes und die Giebelcompositionen des Zens Tempels in Olympia : Rheinisches Muséum, 1 883, p. 42 1 et suivantes.
2. On trouvera tous les textes relatifs à ces statues dans l'ouvrage d'Overbeck, Schriftquellen, nos 758 et suivantes.
3. Quintilien, Inst. Orat., XII, 10, 9. « Diis quam hominibus efficiendis melior artifex creditur. »