‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 107 sur 289 · Man, d'arch · texte numérisé non relu

Man, d'arch

2. Histoire des religions de la Grèce antiqm, par A. Maury, t. I, p. /t08.

tère tout humain et politique, comme père et roî de tous les peuples de la Grèce. L'art s'empara de cette double idée et la consacra dans le glorieux simulacre d'Olympie. « On le voyait, dit Creuzer, sculpté de la main de Phi- « dias, dans des proportions colossales, assis dans son « temple à l'extrémité du bois sacré Altis. Les par- « ties supérieures du corps, la tête, le cou, la poitrine it{ et le haut des bras offraient à l'œil les formes les plus « majestueuses ; le reste était couvert par les plis on- « doyants d'un manteau, et tout le costume, avec les « attributs, annonçaient la plus solennelle magnificence.. . « Sa face céleste exprimait les trois qualités suprêmes : « la force, la sagesse et la bonté ; la force, par Ten- « semble de la tête et par cette chevelure puissante qui « se dressait pour retomber en boucles nombreuses ; la « sagesse, par ce front large et imposant, par ces sourcils <( épais dont le mouvement plein de noblesse semblait « consacrer la parole du dieu; la bonté, par les contours a remplis de douceur de sa bouche divine. C'était donc « là réellement la divinité se révélant sous la figure -hu- « maine. Ainsi paraissait-elle aux Hellènes, et l'émotion « de Paul Emile à l'aspect du Jupiter Olympien montre « que les Romains en jugeaient de même *. »

Tel était le Jupiter d'Olympie. Qu'est devenue cette célèbre statue? Cette question, la même que je me posais pour la Minerve, doit amener la même réponse. On ignore quelle violence des hommes ou quelle catastrophe

1. Religions de Vantiqmté^ de Creuzer et Guigniaut, t. U, p. 575 et 576.

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