PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE IV
sonnes tout en admirant leurs ouvrages. Je n'ai pas oublié ce qu'on lit dans Plutarque*, qu'a%ACun jeune homme bien né, même après avoir vu le Jupiter d'Olym^ pie ou la Junon d'Argos, neût voulu être Phidias ou Polyclète. Mais k supposer que Plutarque ait exprimé dans ces paroles une opinion de son temps, il ne faudrait pas encore en conclure qu'une telle opinion, que la vie satrapique et l'insolence d'un Parrhasius^, par exemple, avaient pu accréditer au détriment des artistes en général, eût déjà cours du temps de Phidias. L'amitié de Cimon pour Polygnote, celle de Périclès pour Phidias lui-même, les honneurs dont cet artiste fut comblé par les Éléens et qui furent continués à sa postérité, -sont autant de preuves de la considération qui s'attachait alors au nom d'artiste. Socrate parlait des artistes avec estime, et il avait coutume de les appeler les plus sages des hommes*, parce que, disait-il, ils l'étaient sans affecter de le