PREMiÈRE PARTIE. - CHAPITRE IV
Otfried Mùller est Taiiteur et le défenseur du troisième*. La date du Jupiter Olympien est naturellement fixée par celle de la victoire de ce jeune Pantarcès que Phidias avait représenté se ceignant lui-même la tête d'une bandelette dans un des bas-reliefs du trône. Or, cette date, Pausanias nous Ta donnée; la victoire de Pantarcès se rapporte à la 86' olympiade ^. Heyne pense qu'on peut avoir introduit après coup cette figure de Pantarcès dans les bas-reliefs de Phidias. Le chefd'œuvre de Phidias aurait été ainsi laissé inachevé par l'artiste et terminé par une autre main. Heyne, qui fait commencer la carrière artistique de Phidias dès la 75' olympiade, croyantd'ailleurs que le Jupiter avait dû être exécuté dans la [vigueur de l'âge et du génie de l'artiste , a été amené par cette raison à supposer la statue d'Olympie antérieure à celle d'Athènes, dont on a, d'un autre coté, la date précise dans les scolies sur Aristophane. Mais si Phidias n'avait pas achevé de sa main son Jupiter , il n'eût pas tracé au bas de la statue l'inscription : Phidias m'a fait. D'ailleurs, la tradition de toute l'antiquité a été que Phidias avait sculpté lui-même sur le trône d'Olympie la figure de l'enfant qu'il aimait. On lit même dans plusieurs auteurs que Phidias avait gravé sur un des doigts de Jupiter le nom de Pantarcès avec une épithète qui attestait sa passion : navrapxrK; y.cLkQ<;. Le système de Heyne est aujourd'hui rejeté de concert par tous les archéologues, et nous verrons tout