‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 117 sur 289 · Pausanias, V · texte numérisé non relu

Pausanias, V

dans le récit de Diodore comme dans celui de Plutarque. Il est vrai que> dans l'historien d'Agyre, c'est le fait de s'être approprié des sommes provenant du trésor sacré, non celui d'avoir placé des portraits sur le bouclier d'une statue divine, qui donne lieu à ce chef d'accusation. Mais Phidias n'en fut pas moins accusé de sacrilège, d'après le témoignage de Diodore, mal à propos invoqué par Émeric David en faveur de sa thèse. L'argumentation d'Émeric David a pour but d'établir que Phidias , accusé en effet de vol , mais de vol seulement, et justifié sur ce point , comme Plutarque le raconte luimême , avait pu néanmoins juger à propos de se dérober à la haine de ses ennemis dont il venait de reconnaître l'acharnement. Tel aurait été le motif volontaire de sa retraite en Élide. C'est en cela qu'Émeric David est d'accord, ou à peu près, avec Philochore et avec le scoliaste d'Aristophane; il diffère d'eux en ce qu'il pense que Phidias, au lieu de périr d'une mort violente et infâme, mourut au contraire en paix et comblé d'honneurs, après la consécration de son chef-d'œuvre , au sein de r Élide reconnaissante.

Otfried Muller nous ramène à la tradition de Plutarque et nous éloigne de celle de Philochore *• D'accord avec Émeric David pour réfuter le système de Heyne sur la date du Jupiter d'Olympie, il ne pense pas comme lui que Phidias soit mort en Élide après y avoir fui la haine de ses ennemis et s'être vengé des Athéniens par un chef-

1. Voy., pour le développement du système de O. MûUer, de Phid, vit. et op,^ à partir de la page 23.

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