Ibidem
3. IIpÛTa |xiv -yàp aurn; ^pÇe 4>et^ià; TcpxÇa; xax&>; ; ce que le père Brumoy avait traduit par : la première cause est Vexil de Phidias qui avait malversé. Mais l'interprétation de Brunck est différente. Il traduit irpaÇa; koxô; par adversa fortuna usus. Cette version est adoptée par Éraeric David et par Quatremère de Quincy.
PUEMIÈRE PARTIE. *- CHAPITRE lY. 46ft
Aristophane dit encore que Phidias était nécessaire à la paix, et que, inséparables l'un de l'autre, ils avaient disparu ensemble. Elle même a fui ^, dit-il, mot qu'Émeric David n'a pas manqué de relever pour en tirer un argument en faveur de la fuite de Phidias. Tout cela marque bien l'influence que le malheur de Phidias , de quelques façon qu'on l'explique, eut sur la détermination de Périclès et sur l'embrasement de la Grèce ^.
N'y aurait-il pas moyen de concilier la tradition de Plutarque avec celle de Philochore? Plutarque parle de deux accusations portées contre Phidias, mais il ne dit pas qu'elles aient été portées en même temps; son récit laisse même soupçonner un intervalle. « Le sculpteur « Phidias, dit-il d'abord, avait entrepris de faire la « statue de Minerve; il était l'ami de Périclès et jouissait « d'un grand crédit auprès de lui. Cette faveur lui attira « beaucoup d'envieux qui, pour essayer sur lui quel « jugement le peuple porterait sur Périclès lui-même, a poussèrent un des ouvriers de cet artiste, nommé c( Ménon, à se rendre en suppliant sur la place publique « et à demander sûreté pour l'accuser. La demande fut ce accueillie et la poursuite eut lieu devant l'assemblée « du peuple. Mais on ne put prouver le larcin. Phidias, « en commençant l'ouvrage avait, sur le conseil de c( Périclès, travaillé et placé l'or de façon à pouvoir