Ê^8 ^'lâçaviÇeTo. (Aristoph., PaiXj v. 61Zi
2. Dans la comédie de la Paix, un des personnages demande si la Paix éiddi parente de Phidias pour avoir ainsi disparu avec lui. Elle rétait sans doute par la beauté, répond le chœur. (Voy. v. 615- 61S.
« l'enlever entièrement et le peser; ce que Périclès M ordonna aux accusateurs de faire. » Voilà la première partie du récit de Plutarque, et, en quelque sorte, le premier acte de la tragédie qui doit se dénouer par la mort de Phidias dans les prisons d'Athènes. Périclès y prend la défense de son ami et l'aide à confondre ses accusateurs par un argument sans réplique. « Mais, con- « tinue Plutarque (nous entrons ici dans la seconde « partie) , rien n'excitait tant l'envie cpntre Phidias que « la grande renommée de ses ouvrages. On lui en voulait « surtout... » Ici Plutarque raconte l'histoire des deux portraits gravés sur le bouclier de Minerve, telle que je Tai rapportée ; puis il continue en ces termes : « Phidias « fut donc jeté en prison où il mourut de maladie, ou, « selon d'autres, du poison que ses ennemis lui versèrent « pour en prendre occasion de calomnier Périclès. » Ne pourrait-on supposer que la première de ces accusations fut intentée à Phidias avant son voyage en Élide et qu'elle détermina en effet ce voyage, comme le prétend Émeric David d'après Philochore? Les honneurs dont Phidias fut comblé en Élide ne prouvent pas, quoiqu'en dise Mùller, qu'aucune accusation n'avait été portée contre lui, mais seulement que, si une accusation avait été portée, la justification de l'artiste avait été assez complète, assez éclatante pour ne laisser aucun soupçon dans les esprits. Or, la preuve donnée par Phidias de son innocence sur la question de détournement avait précisément ce caractère.
Otfried Mùller regarde comme incroyable que les Athéniens aient pu vouloir flétrir Phidias par une accu-