‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 130 sur 289 · PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE V · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE V

deur de l'ouvrage se rapproche de la majesté du dieu^. » « Démétrius de Phalère ajoute à ce panégyrique un trait plus précis et bien remarquable. « Le caractère des vieilles idoles, nous dit- il, est la roideur et la sécheresse, wv réyiy'fi eîoxei y{ arjc-çoh] xai icyyoT/iç, au lieu que le style de Phidias offre tout à la fois de la finesse et de l'ampleur, ej^^ouià rt xai (/.eya^-elov xai âjiptêéç ajxa^, »

Suivant Cicéron, il n'existait rien de plus parfait dans l'art que les statues de Phidias : Phidiœ simulacris nihil perfectius ^. 11 dit aussi que ses figures enchantent dès le premier aspect : Phidiœ signum simul adspectum et probatum est. Pline le qualifie d'artiste au-dessus de tout éloge : artifex nunqtmm salis laudatus, et ajoute qu'il est aussi grand dans les petites que dans les grandes choses ^. Ce dernier éloge est répété par l'empereur Julien dans une de ses lettres *. Enfin la réputation de Phidias était telle ,que, dans les bas siècles , comme l'a fait remarquer Quatremère, son nom était devenu synonyme de sculpture; on disait ars Phidiaca^ comme on disait ars statuaria, et de là l'attribution faite à Phidias d'un grand nombre d'ouvrages dont le style n'avait rien de commun avec le sien. Aussitôt qu'une statue paraissait belle, on disait qu'elle était l'œuvre de Phidias.

1. « Adeo majestas operis deum aequavit. » ( Quintil. Orat,, XII, 10).

2. Démet, de Phal.,Z>e l'Eloc, § IZi. — Émeric David, HisL de la sculpL antique, p. 151 et 152.

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