PREMIÈRE PARTIE. - CHAPITRE V
Quant à la statue de Phidias , en possédons-nous , en effet, une copie dans l'Amazone du Vatican? O, Mùller s'est efforcé de le démontrer dans une dissertation dont ce qui va suivre est l'analyse *. Cette statue, dont on peut voir le dessin dans le Mitsée des Antiques de Bouillon 2, ou dans le Mitsée Napoléon *, avait fait dans l'antiquité, comme une inscription qu'elle porte à la base nous l'apprend, l'ornement d'une école des médecins, c'està-dire d*une sorte d'académie oii les médecins avaient coutume de se réunir pour s'occuper ensemble de leur art. On ignore ce qu'elle est devenue ensuite et dans quels lieux elle demeura enfouie, jusqu'à l'époque où elle ligure au nombre des monuments de la collection Mattei, dans la villa Esquilina, d'où elle est venue au musée Pio- Clémentin, sur le mont Vatican. Enlevée par les Français, après avoir fait partie du Musée Napoléon, elle fut rendue à celui du Vatican. Cette statue est formée d'une espèce de marbre grec que les Italiens nomment grecchetto. On remarque sur les vêtements des traces d'anciennes couleurs à l'encaustique, telles qu'on en a observé sur d'autres statues antiques. Elle a considérablement souffert : la jambe droite, à partir du talon jusqu'au genou, les deux bras, le nez, le menton, la lèvre inférieure , sont autant de restaurations modernes ; on doute même si le cou est antique ^. Qu'on ne s'imegine
1. Commentalio quâ Myrinœ Amazonis, quod in museo Vatin cano servatur^ signum Phidiacum explicatur, Gœttingae, 1831.