PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE V
« de la tunique amenât un froncement du côté opposé : « de là les plis qu'on voit descendre en manière de de- « grés sur la cuisse droite. Toute cette disposition n'a « d'autre but que de découvrir entièrement la cuisse a gauche, afin que, libre et dégagée, elle puisse être « aisément soulevée et mue ^. »
Mon intention n'est pas de' suivre Otfried MùUer dans tous les détails de sa savante dissertation sur l'Amazone du Vatican ; il suffira d'en noter les points principaux. Une de ses remarques concerne l'éperon qu'on voit adapté au pied gauche de l'Amazone, d'où il tire la conjecture que l'exercice gymnastique auquel elle se livre pourrait bien avoir pour cause l'étude de l'équitation. On sait que l'art de monter à cheval était au nombre des talents des Amazones; Pindare les appelle À{jia^ove; ÊutTcitoùç, et dans toutes les sculptures, de même que sur les vases peints, où elles sont représentées combattant, on en voit toujours quelques-unes à cheval. 11 est également connu que l'usage des étriers était étranger aux Grecs et aux Romains de la première antiquité et qu'il ne s'introduisit chez eux que fort tard, le moi même étant d'origine barbare. 11 y avait deux manières de monter à cheval, toutes deux enseignées par Xénophon : l'une avec et l'autre sans le secours d'une pique. La plus usitée consistait à empoigner de la main gauche la pique à la plus grande hauteur possible , tandis que la droite s'attachait à la crinière du cheval, qu'elle saisissait en même temps que les rênes près du garrot ;