‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 166 sur 289 · DEUXIÈME PARTIE. — CHAPITRE î. SSt · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. — CHAPITRE î. SSt

profit de nouveaux chefs-d'œuvre d'un art moins systématique et d'une beauté' plus vivante. II faut croire cependanf , pour Thonneur du goût anglais, que Haydon ne fut pas ie seul à reconnaître la beauté nierveilleuse ties marbres d'Elgin, comme on commençait à les appeler. Des étrangers visitaient aussi la collection du noble lord et savaient l'apprécier. On connaissait en France les marbres du Parthénon, et on attribuait ces sculptures à leur véritable auteur; un article du Monpleur (20 avril 1811), signé Gastellan, appelle les marbres du Parthénon les seuls ouvrages de Phidias dont r originalité soit bien constatée. Dans une lettre écrite peu de temps après la publication de son fameux mémoran^ dum (1811) , lord Elgin parle lui-même avec complaisance de l'estime qu'on faisait chez nous de ces marbres; il se félicite aussi des témoignages d'admiration pour sa collection qui lui arrivaient de tous côtés de la part de tou9 les artistes sans exception, et des hommes de goût et de littérature^.

L'état de fortune de lord Elgin ne lui permettait pas de faire hommage à sa nation de sa collection d'an-* tiques. Lorsqu'il en voulut, pour la première fois, faire proposer l'acquisition au Parlement, en 1811, M. Perceval, & qui l'on s'adressa, offrit de demander au Parlement la somme de 30,000 liv. st. (750,000 francs). Une telle somme, loin de représenter la valeur des marbres, était même insuffisante pour couvrir lord Elgin des dépenses qu'avaient occasionnées leur enlèvement

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