‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 167 sur 289 · Report from sélect, etc., p. 63, dans rappendice · texte numérisé non relu

Report from sélect, etc., p. 63, dans rappendice

n% PHIDIAS.

du Parthénon et leur transport à Londres. Les choses en restèrent là, et ce ne fut qu'en 1815 que lord Elgin fit une seconde démarche. Dans l'intervalle, la collection s'était augmentée de plusieurs pièces envoyées d'Athènes par Lusieri, qui continuait d'y résider aux gages de Sa Seigneurie *. Le chiffre des dépenses s'était accru de son côté. En même temps, de nouveaux suffrages étaient venus consacrer la renommée des marbres athéniens. Le célèbre Canova, après avoir visité Burlington- House, pendant un voyage qu'il fit à Londres, vers la fin de 1815, avait écrit à lord Elgin une lettre où respirait le plus vif enthousiasme. L'autorité d'un pareil témoignage était incontestable. Lord Elgin ayant adressé sa pétition à la Chambre des communes, le Ift février 1816, un comité fut nommé pour examiner le mérite de la collection et en évaluer le prix. Devant ce comité, présidé par sir Henry Bankes, furent appelés, comme experts, les artistes les plus célèbres et les amateurs les plus distingués de la Grande-Bretagne. Je dirai tout à l'heure quels furent, sur la question d'art, les sentiments de ces hommes éminents, au nombre desquels figurent les Nollekens, les Wetsmecoat, les Chantrey, les Lawrence, les Benjamin West, etc. Quant à la question d'argent, elle fut débattue entre M. Hamilton, fondé de pouvoirs de lord Elgin, M. Payne Rnightet le comte

1. Parmi les articles ajoutés à la collection de lord Elgin par les soins de Lusieri, et qui furent apportés à Londres en 1812, il faut noter la partie supérieure du torse de Neptune, le fragment de tête de Minerve, les deux têtes de chevaux, trois métopes, des fragments de la frise, etc.

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