‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 17 sur 289 · The eye of Greece (Paradise regained, IV, ktx · texte numérisé non relu

The eye of Greece (Paradise regained, IV, ktx

protectrices de lacit(^, celles des magistrats et des horos révérés pour leur courage et pour leurs vertus civiques et patriotiques; il s'avançait au milieu de la majesté de ces souvenirs comme sous les portiques d'un temple; et la Vénération, comme une muse de la religion et de la patrie, se levait à son approche du pied dos statues , et l'accompagnait à travers la ville jusqu'au lieu consacré par la solennité des délibérations populaires. Il y avait de ces simulacres aux abords des temples, dans les portiques, dans les agoras ; les rues et les chemins étaient bordés de ces statues de forme quadrangulaire nommées Hermès du nom de la divinité qu'elles représentaient, et dont Pausanias attribue l'invention aux Athéniens*. L'art mêlait ses beautés à celles de la nature. Platon nous montre, au commencement du Phèdre^ une fontaine voisine de l'Ilissus, qu'un agnus castus ombrage de ses rameaux odorants,- et autour de laquelle sont des statues du fleuve Achéloûs et de ses nymphes ; c'est là que Socrate s'assied avec son jeune disciple et qu'ils s'entretiennent philosophiquement de l'amour et de la beauté, au chant harmonieux des cigales 2. On voit, par l'énumération que fait Pausanias d'une partie des statues qui décoraient de son temps l'Altis à Olympie, combien le nombre en a dû être considérable. Mais c'est surtout dans les temples que les chefs-d'œuvre de la sculpture étaient prodigués. La magnificence qui éclatait dans les sanctuaires de la Grèce, sous les formes les plus belles

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