DEUXIÈME PARTIE. — CHAPITRE II
riales : c'était sans aucun doute une erreur ^. Nous ne pouvons aujourd'hui , puisque les têtes manquent à ces statues, vérifier s'il y avait en effet quelque rapport entre leurs traits et ceux des médailles auxquelles Spon les a comparées ; mais Stuart, qui a vu et dessiné ces figures, n'y a nullement reconnu cette ressemblance observée par Spon. Au contraire, il rappelle la surintendance donnée à Phidias par Périclès sur la construction du Parthénon et des autres édifices bâtis à cette époque, et paraît ranger les sculptures des frontons dans la même catégorie que celles des frises évidemment contemporaines du temple lui-même ^. L'opinion de Ghandler ne diflêre de celle de Stuart que par une concession faite à l'opinion de Spon; d'après Ghandler, les prétendues figures d'Adrien et de Sabine^ si tant est qu'elles aient existé dans le fronton, avaient pu y être introduites pos- •térieurement aux autres statues *. Mais pour qu'un tel système pût être soutenu, il faudrait qu'on pût remarquer une différence de style entre les statues dont il s'agit ici et les autres figures du fronton : c'est ce qui n'est pas. D'autres voyageurs, parmi lesquels M. de Chateaubriand , ont répété d'après Spon que les sculp-
1. Voyages de Spon, La Haye, 172Zi, t. II, p. SU et 85..— Les têtes de ces statues ont été enlevées du tronc. Celle de la femme passe pour avoir été longtemps dans la maison du consul de France à Athènes, M. Fauvel. On doute cependant que la tête possédée par Fauvel eût réellement Torigine que lui attribuait ce savant. La tête de rhomme doit avoir été -enlevée vers 1803. Dodwell la possédait en 1819. Voyez A Tour through Greece, vol. I , p. 325.
2. The Antiquities of Athens, London, 1762, t. Il, ch. i, p. 5.