Voyage en Grèce, ch. x
tures du Parthénon dataient du siècle d* Adrien, époque du renouvellement de Vart, dit l'auteur de Y Itinéraire, qui traite aussi ces sculptures di' excellentes'^. M. de Chateaubriand, voyageant en Grèce après la dévastation opérée à Athènes par lord Elgin, n'avait pas, lorsqu'il écrivait, vu les sculptures du Parthénon, et il en parlait d'après la renommée. Au reste , le texte est ici corrigé par une note. Dans cette note, ajoutée plus tard , M. de Chateaubriand revient à Topinion de Chandier, que ces figures d'Adrien et de sa femme ont pu être intercalées entre des statues plus anciennes, et il déclare ne pouvoir se persuader que Phidias eût laissé nus et vides les frontons du temple qu'il était chargé de décorer. On voit par ces exemples l'influence des opinions reçues et combien il est difficile, même aux meilleurs esprits, de se soustraire à une erreur accréditée.
La première question à résoudre par les membres de* la commission anglaise regardait donc la date des sculptures soumises à son examen. Une fois l'époque à laquelle il convenait de les rapporter déterminée, elles devaient acquérir un prix extraordinaire ou retomber dans la classe commune des antiques. En effet, le passage de Plutarque qui concerne la participation de Phidias aux travaux exécutés par l'ordre de Périclès était formel, et déjà Stuart l'avait heureusement rappelé. S'il était une fois établi que les statues du Parthénon étaient contemporaines de l'édifice, non-seulement on possédait en elles des ouvrages de la plus belle époque de Tari, mais
1. Itinéraire de Paris à Jérusalem, éd. Ladvocat, t. I, p. 139.