‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 173 sur 289 · Ibid.^ p · texte numérisé non relu

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tues, ne craignit pas d'attribuer à Phidias la composition tout entière et une partie de l'exécution des sculptures du Parlhénon. Voici ce qu'on lit dans le Mémoire qu'il rédigea alors et qui fut publié deux ans après par sa veuve, après là mort de Tillustre archéologue : « En visitant les marbres sculptés que mylord comte d'Elgin a fait transporter d'Athènes à Londres, le connaisseur est certain d'avoir sous les yeux plusieurs de ces ouvrages précieux qui, conçus et dirigés par Phidias, et exécutés en partie par son ciseau, ont fait pendant plus de sept cents ans l'admiration du monde ancien, et que du temps de Plutarque, c'est-à-dire au siècle de Trajan, on regardait comme inimitables par leur grâce et leur beauté, f^opç^ ^'âpi^TiTa cpya xal j^apiTi*. »

Si l'on compare les prétendues figures d'Adrien et de Sabine, dans le dessin que nous en a donné Stuart^, avec les traits de cet empereur et de cette impératrice tels qu'on les trouve dans V Iconographie romaine de Visconti, on y cherchera vainement, je crois, la ressemblance qui avait frappé Spon. On ne comprend pas trop, d'ailleurs, comment, à la distance où ce dernier était des statues dont il parle, il aurait pu se faire de leurs traits une idée exacte. La teinte plus blanche qu'il a cru remarquer dans les statues des frontons, en les compa-

1. Mémoires sur des ouvrages de sculpture du Parlhénon, etc., Paris, 1818, p. 2. Telle est aussi ropinion.de Quatremère de Quincy, dont l'enthousiasme dépasse encore celui de Visconti. Voyez LeUre$ écrites de Londres à Rome et adressées à M, Canova, Rome, 1818, p. 71 et suiv. et passim.

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