De Phid, ^U\ et op., p
DEUXIÈME PARTIfi. — CHAPITRE II. «43
décret rendu en son honneqr et qui noi;s a été conservé par l'auteur des Vies des orateurs attribuées à Plutarque, le Parthénon ne figure en aucune façon sur la list^ des monuments qu'A),hènes devait h $on administration : publi tout à fait incpuicevable i^i, cppimQ on l'aprétpndu gans preuve aucane, Lycurgue avait 0té pour quelque chose, si p^u mêr^e que ce fût» dangf la construction ou la décoration d'un édifice au^i célèbre que le ]P^rthénôn. L'opinion dp Hirt ne repose donc p^ sur dei? bases plus solide^ que celle di^ Spon,
Une autre objection a été opposée à ceux qui, dès 1816, prétendaient que 1^ statueç et les b^s-relief$ du Parr thénon devaient être attribwés k Phidias, ou tout ai| moins à ses élèves. La pierfection même d3 ces sculptiire^ a été invoquée' cojnnie pr^euve négative. Con^ment un travail d'une délicate^e si grande aijrait-il pu appartenjï à un art encore imparfait tel que pouvait l'être celui de Phidias? On voit ici l'influence du systèin^ ansfsi fai^iç qu'ingénieux et brillant dpnpé par Winckelme^nn paus lo nop (ïflistoire de VarL L'antiquité tput eijtièrie^ lève poup répondre et pour témoigner p§^ ses suffrages quç le génip de Phidias était autre chose qu'un mélajige de ^ubljmité et de barbarie. Je ne répéterai pa§ leis éjoges, déj^ cit^ dans la prenaière parji^ d« cette étijde, q.Me |tant d'ajoi^ leurs anciens ont prodigué^ an plus grand des sculpteurs. 3e Mie contenterai de rappeler, avec Vi^copti, l'opinion de Djémétrius de Phalère, conteniporain de Praxitèle, qui loue, daj^is les ouvrage^ de Phidias, ja réfipipp du grandiose ([LiytiUiw) ^ ixn^ ôneoçe exq^i^ i(w^%)' La délijsatesse du dseau de JPhidiaç et9.It égale h 1^
grandeur de son génie. Quant à ceux qui argumentent d'une différence de style qu'on observe entre les statues du fronton et les sculptures des frises pour conclure à une différence de date, on leur a répondu que cette différence ne consiste que dans la manière de traiter, d'une part, la ronde bosse, et, de l'autre, le relief. On comprend que ce dernier genre de sculpture doive avoir ses règles particulières. Il est certain, d'ailleurs, que la vaste décoration du Parthénon est l'ouvrage de plusieurs mains, bien que d'une direction unique. Je dirai ailleurs quelles parties doivent être attribuées de préférence à Phidias, quelles autres à ses élèves, pour l'exécution. Ce qui paraît établi, c'est, d'une part, l'unité de la conception dont on ne saurait refuser à Phidias l'honneur auquel tout annonce qu'il a droit, et, d'une autre part, la présence de sa main que la beauté particulièrement admirable de, certaines parties semble attester dans l'exécution de son plan. La date des sculptures du Parthénon une fois fixée au siècle de Périclès, quel autre artiste aurait pu concevoir l'idée de cette magnifique décoration, sinon celui-là même que Plutarque nous apprend avoir été chargé par Périclès de la direction de tous les travaux entrepris sous son gouvernement? Et n'est-il pas naturel, ayant conçu l'ensemble de cette immense composition, que Phidias ait voulu en exécuter de sa main les parties jugées par lui les plus importantes? Faudra-t-il admettre, avec M. Wilkins, architecte jaloux de l'honneur de l'architecture, que les constructeurs du Parthénon en ont été aussi les décorateurs? Nous voyons bien que des sculpteurs célèbres, comme Polyclète, Scopas