DEUXIÈME PARTIE. — CHAPITRE III. S
ture. Les plis légers, multiples, ont beaucoup de vérité et de grâce *.
A gauche de la Victoire, en pendant au groupe des divinités telluriques, était le groupe des divinités marines; ce sont celles qu'on a nommées, à tort selon moi, les Parques ^. Weber a déjà reconnu en elles des déesses de la mer'. J*ai donné à la figure séparée le nom d'Amphitrite. Cette belle figure est représentée avec une tête dans le dessin de Carrey. Malheureusement cette tête est aujourd'hui perdue. Les mains manquent également. Le reste est superbe. La poitrine puissante convient à réponse de Neptune; les larges plis formés par la tunique imitent les ondulations des grandes vagues. On a remarqué que , dans la position de cette figure sur le fronton, le pied dépassait la ligne de la corniche *.
Les deux figures qui suivent et qui représentent, dans ma pensée, Perse l'Océanide et sa fille Circé la magicienne, sont ce que l'art de l'antiquité nous a légué de plus parfait en figures drapées. L'une des deux femmes est à demi couchée sur une sorte de lit, tandis que l'autre, sur laquelle elle s'appuie, l'embrasse pour ainsi dire par toute son attitude. Il est évident que nous avons ici, comme dans le groupe des divinités éleusiniennes, une mère et une fille ; mais dans ce groupe des déesses marines, l'intimité des relations est mêlée d'une certaine