Musée britannique, n
2. Ce nom leur a été donné par Visconti. Mémoire^ etc., p. 32. H. Beulé le leur a conservé.
3. Classical Journal, vol. XXVIII, p. 287. — Weber donne à ces statues les noms de Ahodé, d'Amphitrite et de Thalassa.
k. Musée britannique, n" 97.
mollesse et d'une grâce câline qui ne pouvaient convenir aux grandes déesses^. La tête de la femnie assise n^anquait déjà dans le dessin de Carrey ; mais on voit qu'elle la penchait vers sa compagne : entourant la femme couchée du bras gauche, comme pouar la réchauffer sur son seia et la bercer sur ses genoux, elle appuyait du coude son bras droit sur le genou de la première statue, de celle que j'ai nommée Amphitrite» Ce bras, il est vrai, n'existe' plus^ mais on le trouve figuré dans le dessin de Garrey. Dans le système qui fait de ces statues des Parques, celle-ci est la fiieuse; la femme couchée est censée avoir tenu, dans ses maios te livre des destinées humainei^ ^.
Cette dernière a une tête dans le dessin de Carrey, mais cette tête n'existe pas à. Londres. La main droite manque, le bras gauche* et les pieds sont brisés. Malgré ces mutilations, rien n'égale le charme voluptueux de cette figure. Le mol abandon^ la grâce séductrice respirent dans son attitude et jusque dans les plis des draperies. La tunique, en glissant des épaules, d59nt Tune reste èr découvert, passe sous la ceinture lâche et va se perdre sous l'épais manteau qui enveloppe et dessine les jambes. Il y a certainement une intention^ dans cette épaule nue, d'une beauté divine. Les vêtements qui entourent ce beau corpsi en trahissent si bien les formes, sous la multiplicité de leurs plis légers et souples, que l'œil suit et devine
1. Cependant le colonel Leake a cru voir dans les.figures dont il est ici question Gérés et Proserpine. — M. Beulé s'en tient aux Parques.