‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 193 sur 289 · Beulé · texte numérisé non relu

Beulé

DEUXIÈME PARTtE. — CHAPITRE III. %li

paa'tout Ij8s contouFS le$ plus baormonieux, les beautés \m plust sédiusisantes. Il ei^t été ^3uréinent difficile de ismiix ex(Krriinier Tidée de celt^ puissance dangereuse, unie à uj» art perfide, donjl Gircéest le type dans la. poésie antique coQQiaie Arniide dans, la poésie raoderoie,^ et; dont les. encbaBtementsi n'oi^t pas ce^sé d'étire le. piège des. cœurs héroujueçi^.

Il est aussi difficile de louer que de décrire un pareil chQf-d'œuvre. A,ussi QusiAremère 4e Quiacy dit-il en parlant 4et ce graupe : a Le charixie de ces statues drapées a est comme celui de la grâce i c'est le désespoir de ceux «. qui veulent ehei'cher le pourquoi de toutes choses* « E bella perche e beUok! voilà dam ce genre la meilleure (t raison , ei là-dessus le sauvant n'en saura jamais plus « que l'ignorant. Ainsi Iq veujt 1^^ nature, puisque la quaT- « lité qu'on, appelle la grâce n'est en rappQrt qu'ayec « l'instinct qui est commun à tous les homnaes, et que «. l'instinct est une (te ces facultés qu'il faut se contenter « de reconnaître^ sans, qu'il puisse etrejamaispermis.de « l'expliquer : car s!il était explicable, il ne serait plus « ce qu'il est 2. »

On a retrouvé à Athènes un torse de femme qui paraît être celui de la Lune. On a vu que cette figure faisait pen-

1. Plus j'examine ces statues et moins il m'est possible d'y trouver le caractère particulier de sévérité qui doit distinguer les Parques. J'y vois, au coniraire, une expression voluptueuse aussi prQaoncée quelle permettait l!art de oe temps où Scopas et Praxit^e n'étaient: pas encore venui^ donner à la sculpture un caractère sensuel. On peut ne pas adnpiettre les noms que je propose, mais il me parait. impossâble de. ne psiS. voir; ici des divinités du cyxîle neptunien. ,

Page 1