‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 194 sur 289 · Lettres écrites de Londres à Canova, p · texte numérisé non relu

Lettres écrites de Londres à Canova, p

tlt PHIDIAS.

dant à la figure du Soleil. Toutefois elle n'était pas, comme celle-ci, placée dans l'angle, occupé ici par les têtes des chevaux qu'on voyait replonger dans la mer, tandis que leur conductrice tenait les rênes en arrière. Le torse de la Lune a pour vêtement, suivant M. Beulé h qui nous en devons la description, une tunique pressée par deux cordons qui se croisent sur la poitrine et vont tourner sous les seins et sous Tépaule.

On ne possède à Londres ^ qu'un seul des chevaux de la Lune, qui étaient au nombre de quatre comme ceux du Soleil. L'expression en est, comme cela devait être, moins animée que celle des chevaux du dieu du jour. Quant à l'exécution, mieux visible parce que la superficie est moins dégradée, elle a paru parfaite à Viscontî : « On « y admire, dit l'illustre archéologue, cette expression de « vie que les grands artistes seuls savent donner à leur « imitation de la nature ^. »

Lorsqu'on regarde avec attention les figures du fronton oriental, on ne tarde pas à s'apercevoir que toutes les attitudes en étaient calculées d'après les lois de la per-

Page 1