‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 211 sur 289 · DEUXIÈME PARTIE. - CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. - CHAPITRE IV

formaient sans doute la bordure de l'égide et le masque de Gorgone de même métal qui en occupait le centre *. Des traces analogues se font voir dans le fragment de tête de la même statue que lord Elgin a ramassé sur le plan inférieur du fronton : un sillon tracé sur le contour du front montre que la tête de Minerve a dû porter un casque, et l'orbite des yeux est creusé pour recevoir des prunelles d'une matière différente/soit bronze, soit pierre brillante 2. Il ne reste des deux chevaux que de menus débris que Ton conserve à Athènes dans une citerne, audessous du Parthénon, et le souvenir de l'admiration qu'ils ont inspirée. Après les majestueuses figures des divinités en lutte l'une contre l'autre, ce qui frappait et attirait le plus les regards, c'étaient les chevaux et leur vie prodigieuse : le Grec de Nauplie à qui, par une lettre insérée dans la TurccnGrœcia de Martin Kraus *, l'Europe savante dut les premières nouvelles d'Athènes après des siècles de. barbarie, n'avait même vu que ces chevaux placés au-dessus de la grande porte de ^église, et qui, tant était grande l'expression de vie et de férocité que Tartiste avait su leur donner, lui avaient paru, comme les chevaux de Diomède, avides de chair humaine. Le torse d'Erichthonius, bien qu'il ait beaucoup souf-

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