DEUXIÈME PARTIE. — CHAPITRE IV
Quincy. « Il suffit, dît-ily de regarder le fragment du « côté où le dessin de Nointel nous montre Amphitrite, « pour reconnaître l'identité de la pose, du mouvement, « de l'ajustement et même de la draperie, qui, vers le « haut de la cuisse gauche, se trouve fendue et laissait « voir, selon le témoignage irrécusable du dessin, le nu a de la cuisse et de la jambe, goût de draperie très-con- « forme au caractère d'une déesse marine^. »
C'est ici le lieu de parler de deux têtes qu'on regarde comme provenant du fronton occidental et qui justifient cette attribution par le caractère et la beauté du style. L'une et l'autre ont été reproduites par la photographie pour le précieux ouvrage de M. de Laborde, Athènes aux xf^, xrf et xFii'' siècles ^. La découverte de la première est due à M. Charles Lenormant, qui la trouva, en juillet 1846, dans une cave de la Bibliothèque royale où elle gisait ignorée, et qui reconnut aussitôt, dans cette tête mutilée et fruste, le grand style de l'école de Phidias *. C'est, suivant M. Lqnormant, la tête de la première statue qu'on voyait debout à la gauche de Neptune, de celle que j'ai nommée, avec 0. Muller, Thétis. M. Lenormant lui donne le nom de Leucothée. Le nez a été brisé. Cette tête est figurée avec la statue dans le dessîn de Carrey et a probablement fait partie de la collection du marquis de Nointel ; on ignore comment elle est venue à la Bibliothèque.