T. I, p. 157 et t II, p
3. Voyez Thistoire de cette tête dans M. de Laborde, loc. cit., ainsi que les objections produites par M. Raoul Rochette, Journal des Savants, année 1851, p. 263.
L'autre tête est la propriété de M. le comte de Laborde, l'infatigable et érudit archéologue, qui raconte dans son livre sur Athènes comment il Fa achetée de M. Weber, antiquaire allemand établi à Venise. Elle a appartenu autrefois à San-Gallo, le secrétaire de Morosini. L'histoire de ce fragment est des plus curieuses^ et montre par quels périls peuvent passer ces précieuses reliques de l'art qui font l'objet de notre piété esthétique, avant d'arriver aux mains savantes et fidèles qui ne. les laisseront plus s'égarer. Cette tête, d'un grand caractère, si j'en juge d'après la photographie, avait été déjà gravée dans un ouvrage de Mùller 2, qui la regardait comme provenant du Parthénon, mais sans la rapporter à aucune figure particulière. M. de Laborde et M. Beulé en font la tête de la Victoire Aptère.
Un fragment de figure drapée a été reconnu par Quatremère pour appartenir à la femme assise qui porte, dans le dessin de Garrey, une jeune fille nue sur ses genoux ^; c'est notre Dioné. Il existe quelques autres fragments à Londres parmi les marbres d'EIgin. Athènes possède d'autres débris plus considérables. La figure d'Halirrhotius a été retrouvée telle que le dessin de Garrey la représente, à la tête près qui a disparu. M. Beulé l'a vue dans Tintérieur du Parthénon ^. « Un boulet véni- « tien, dit l'auteur de V Acropole d'Athènes, a probable-