‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 215 sur 289 · DEUXIÈME PARTIE. — CHAPITRE IV. Î · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. — CHAPITRE IV. Î

« raent fait éclater TEuryte. Je ne puis m'expliquer au* « trement la coupe horizontale qui n'a laissé h sa place « que la partie inférieure de cette statue. En montant sur u le fronton niênie, on admirait autour des flancs des w plis d'une extrême délicatesse*. »

Ainsi a été brisée et dispersée l'œuvre dironsnous >de Phidias? C'est la question que M. Beulé nous invite èi examiner avec lui. IKne s'agit pas de la conception , ni de )a disposition générale , qui appartiennent certainement au maître, mais de la part que le maître luimême peut avoir eue dans l'exécution. La beauté du fronton oriental, la grandeur et la simplicité du style, l'unité si admirable de la composition, l'habile ordonnance et la perfection savante de toutes ses parties, la vie idéale des figures, nous ont fait prononcer un nom qui est le nom souverain de la sculpture. Ce n'était qu'une hypothèse ; mais si le nom de Phidias est dans l'histoire de l'art inséparablement uni à l'idée du beau suprême, jamais hypothèse ne s'est offerte avec plus d'autorité intrinsèque, au défaut des témoignages historiques. Fautr-il répéter la même conjecture à propos des statues du fronton occidental, ou bien y a-t-il des raisons de les attribuer à une autre main presque aussi habile, mais moins inspirée et animée par un génie moins puissant, comme serait celle de l'élève le plus illustre du chef de l'école d'Athènes?

Il est évident que la part qu'il est permis d'attribuer à Phidias lui-même dans l'exécution des sculptures du

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