Acrop. d'Ath., t II, p
Parlhénon doit être assez restreinte. S'il est certain que le chef de l'école d'Athènes n'a pas dédaigné, quoi qu'on ait dit, de sculpter le marbre *, bien que l'immense renommée de ses colosses d'or et d'ivoire ait nui à sa gloire de sculpteur et de statuaire, c'est-à-dire, suivant le langage ancien, de sculpteur en marbre et en bronze; s'il est assez raisonnable de penser qu'il a pu travailler luimême à une partie de la décoration du Parthénon qu'on sait par l'histoire avoir été confiée à sa direction, la renommée de ce nom glorieux ne doit pas cependant nous entraîner à faire du maître athénien un géant aux cent bras de la sculpture accomplissant à lui seul plus de travaux qu'un homme, même doué d'une activité prodigieuse, n'en saurait exécuter. La décoration du Parthénon offre d'ailleurs des traces, non-seulement de mains, mais d'écoles différentes, comme on le verra quand il s'agira des métopes. Peut-on cependant distinguer deux styles dans les statues du fronton, et l'état même de ces statues permet-il d'y reconnaître la main de deux maîtres? Ici se présentent les remarques délicates et ingénieuses de M. Beulé sur l'observation de certaines lois de perspective dans le fronton oriental , dont il a été question dans l'article précédent. J'ai dit que les mêmes règles n'avaient pas été pratiquées dans le fronton occidental. Ces remarques et un passage de Tzetzès ont servi de base au système qui attribue à Alcamène les
1. Voyez sur ce sujet les réflexions de Visconti {Mémoire cite. p. 3) ; d'O. Mûller (dePhid, vit. et op., p. 46, Ixl). M. Beulé (Acropole d'Athènes, t. II, p. 96) semble incliner vers l'avis contraire. Voyez aussi le texte de Pline {Nat. Hist,, XXXVI, 4).