DEUXIEME PARTIE. — CHAPITRE IV. tô
statues ne sont que des fragments de grandes ccHnposilions qui s'agitaient dans son cerveau et qu'il n'a pas toujours réalisées. Dans le fronton de l'opisthodome, il semble que l'artiste, au lieu d'innover avec audace, comme son rival du fronton de la façade principale, se soit contenté de suivre la tradition en donnant h chaque figure toute la perfection dont il était capable. Ses statues gagnent à être examinées de près et séparément, tandis que celles du fronton de la façade principale gagneraient, au contraire, à être replacées au lieu pour lequel elles ont été faites. C'est là seulement qu'elles prenaient toute leur valeur dans la riche harmonie de la décoration imaginée par Phidias en l'honneur de Minerve.
Si l'on compare la pose de l'Ilissus avec celle du Bacchus, on voit que cette dernière figure est élevée de telle façon qu'elle a dû se montrer au spectateur en dépit de la saillie de la corniche, tandis que l'autre a dû être cachée en partie. Même remarque de M. Beulé pour la Circé et pour l'Euryte. On ne pouvait voir d'en bas qu'une partie de TEuryte, comme le prouve le fragment resté à son ancienne place ^. Au contraire, la figure de Circé reposait sur un soubassement qui la portait à la hauteur nécessaire pour qu'elle apparût complète. M. Beulé nous assure que d'en bas il est difficile de comprendre la pose du Cécrops resté sur le fronton, et il a dû, pour s'en rendre compte, nfonter au sommet du temple 2. On ne voit point au front(m occcidental de