DEUXIÈME PARTIE. — CHAPITRE V
de Fan 630. En effet, ces métopes, comme je le dirai plus loin, et comme M. Beulé Ta lui-même constaté, ne peuvent appartenir à aucune autre partie de la frise. Or, les dessins qui les représentent, et que M. Beulé regarde comme antérieurs peut-être à ceux de Carrey qui représentent les sujets du mur méridional, ne peuvent en tout cas les avoir précédés de beaucoup. La mutilation consatée par M. Beulé serait alors bien plus récente qu'il ne Ta supposé, si toutefois les dessins dont il s'agit doivent être réputés authentiques. Dans l'hypothèse qui place la mutilation en 630, on peut conjecturer avec M. Beulé que les sculptures du mur méridional ont été épargnées, parce que, ce mur étant voisin de celui qui ferme la citadelle au sud, il se trouvait moins exposé que les trois autres côtés du temple apx regards du public ^.
On voit qu'il n'est pas facile de se faire une idée de l'ensemble de la composition qui régnait sur la frise extérieure du Parthénon et du lien qui pouvait en rattacher les unes aux autres les parties diverses. Quelques voyageurs ont donné, il est vrai, des explications assez précises sur les sujets de plusieurs métopes d'après les vestiges de sculpture qu'on y observe encore; mais d'autres, dont l'imagination sans doute est moins active ou plus prudente, ont accusé les premiers d'avoir tiré de leur propre fonds les détails qu'ils donnent au public. Cepen^ dant on peut encore hasarder quelques conjectures sur certains endroits mieux conservés que les autres. Ainsi l'étude des vestiges présentés par quelques métopes de