‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 227 sur 289 · DEUXIÈME PARTIE. — CHAPITRE V · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. — CHAPITRE V

« pendant distinguer dans les métopes Touvrage de dif- « férentes mains, différence que l'on n'aperçoit pas dans Cl les bas-reliefs de la frise intérieure : quoique la plupart « portent le cachet de l'école, il y en a quelques-unes a qui ne sont pas exemptes d'un peu de maigreur dans « le travail*. » Suivant Quatremère, « le style de ces « métopes est généralement grand et simple, le dessin « en est quelquefois naïf et vrai, le plus souvent hardi et a peu détaillé ^ »

On lit dans Otfried Mûller, que « les mouvements « des membres dans ces bas-reliefs ne sont pas toujours « exprimés avec vérité , mais qu'il s'en trouve d'affectés « et de déplaisants, d'autres qu'une tension exagérée et « sans motif fait paraître ridicules*. »

Les opinions exprimées par les artistes anglais devant la commission de 1816 sont la plupart favorables à la supériorité de la frise sur les métopes. M. Charles Rossi s'est particulièrement prononcé dans ce sens*. Le célèbre peintre Lawrence a signalé l'inégalité de mérite qui se laisse reconnaître entre les métopes, tandis que toutes les parties de la frise lui semblaient d'une valeur égale ^. 11 est vrai que les métopes ont eu pour elles Flaxmann ; mais la raison qu'il donne de sa préférence pourra ne pas sembler très-concluante. Suivant lui, les métopes sont supérieures à la frise autant que le style héroïque est pré-

Page 1