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DEUXIÈME PAftTïE. - CHAPITRE V. 315
« époques de transition. Ils perdent leur vieille ma- « flière et we petivent Atteindre aax difficiles mérites de « là manière nouvelle*- )v
En résumé, de toutes tes opinions dur le style des nnétopes et sur leur mérite absolu oti comparatif, diverses entre elles, mais qui se rencontrent cependant en quel* ques point» principaux, il résulte que les sculptures de }b frise extérieure du Parthénon offrent l'empreinte d*un styfe rude^ un peu barbare, mais grand et expressif, d*on style qui a partout le caractère de la vérité, mais qui, dans quelques-unes seulement, atteint à la beauté. Ce qui me frappe, quant à moi, dans ces tableaux de marbre, c*est, d'un côté, le rapport du style avec les sujets représentés (je ne parle ici que des métopes où se trouve figurée la centauromachie, tes seules qui soient conservées), lesquels ont par eux-mêmes un caractère de fierté barbare et respirent la rudesse héroïque de ces temps où la civilisation était encore au berceau. C'est, d'un autre côté, la convenance de l'exécution de ces sculptures avec la place qu'elles occupaient dans Tédifice et avec l'effet qu^elles étaient appelées à produire. DansTarcbîtecture dorique, les intervalles des triglyphes durent être les premières parties que l'on orna de sculptures, et les exploits des anciens héros mythiques furent sans doute les premiers sujets qu'on y figura. Les travaux de Thésée, ïe combat contre les Amazones, la centauromachie étaient, entre autres, des sujets très-bien appropriés, et qui, pour les Athéniens, avaient de plus le
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mérite d'être nationaux. La représentation de luttes corps à corps, outre qu'elle plaisait mieux que des sujets plus pacifiques à un peuple guerrier, offrait aux rudes talents d'un âge encore à demi barbare l'occasion de développer la science acquise par eux au spectacle des combats athlétiques. Elle offrait en même temps des séries de scènes variées dont chacune formait un groupe de deux figures très-propre à être placé dans le cadre d'une métope. Les artistes de l'ancienne école devaient donc affectionner ces sujets, très-heureux pour la décoration architectonique, et qui convenaient à la fois à leur génie encore inculte, au patriotisme et au goût des Athéniens. • On retrouve la centauromachie, ainsi que les exploits de Thésée et ceux d'Hercule sur ïes frises du temple de Thésée, où elles sont exécutées dans le même système de haut relief appliqué cette fois à la frise de la cella, ce qui devait produire un effet moins heureux, les figures ne se trouvant plus à la distance convenable du spectateur pour bien rentrer dans l'ensemble. C'étaient donc là, si je ne me trompe, des sujets donnés par la tradition, traités dans une manière traditionnelle tout h fait en harmonie avec leur caractère, laquelle, malgré la rudesse de l'accent, se trouvait de plus, par la hauteur où ces sculptures étaient placées, d'accord avec le plan général de la décoration de l'édifice.
On a vu que les métopes, outre qu'elles étaient regardées généralement comme inférieures aux bas-reliefs de la frise, et traitées dans un style plus rude, offraient de plus entre elles des différences sensibles pour la beauté, ce qui doit les faire attribuer à des mains di-