LA FRISE
On a vu que la naissance de Minerve était figurée dans le fronton oriental, et sa dispute avec Neptune dans le fronton occidental. On a vu que les métopes de la frise extérieure représentaient les triomphes de la civilisation attique, dont Minerve était le symbole, sur la barbarie primitive. Le pur génie hellénique , avec ses luttes et ses victoires, soit guerrières, soit pacifiques, était glorifié dans cette magnifique décoration. Mais quelque chose aurait manqué à ce cycle épique de poëmes en marbre, où l'histoire mythique d'Athènes devait tout entière revivre, si rien n'y eût retracé le culte des Athéniens pour leur divinité et les mystères de ce culte : c'est aussi ce qu'on voit sur la frise de la cella, où les pompes de la religion athénienne se déploient autour du temple, comme pour faire de ce sanctuaire de l'Acropole le centre historique et idéal de la civilisation ionienne , autour duquel se groupent les populations , gravitent les institutions et les mœurs, et auquel, du plus lointain passé, viennent se rattacher les traditions les plus vénérées de la religion et de la politique *. Après
1. C'était même un centre géographiqm, suivant une opinion qui ne paraît pas déraisonnable à Xénophon {Revenm de V Attique,