DEUXIÈME PARTIE. - CHAPITRE VI
avoir reproduit sur les parties les plus extérieures de rédifice les faits les plus célèbres de la lé^nde et de l'histoire , les anciens combats , l'établissement du culte, même les récentes victoires et la gloire contemporaine , l'artiste se rapproche de la statue qui se tient debout au centre de l'œuvre, et nous montre le peuple lui-même, dans la plus solennelle des cérémonies religieuses et nationales, adorant son Palladium en présence de toutes les divinités de TAttique appelées à la fête.
La frise de la cella, dont la renommée a été rendue populaire par de nombreuses reproductions , nous offre une procession qui, lorsque les marbres occupaient leur ancienne place , partait de la façade postérieure pour se dérouler sur les côtés méridional et septentrional de l'édifice, et arrivait, par un mouvement général vers rOrient, à la façade antérieure. Cette disposition n'a pas été inutile pour faire reconnaître la véritable entrée du temple qu'on avait d'abord cru trouver à l'ouest, en correspondance avec l'entrée de l'Acropole. Nous savons par divers témoignages que les anciens étaient dans l'usage de tourner vers le soleil levant l'entrée des édifices religieux^. A Athènes, l'Éreçhthéion et le temple de Thésée ont leur entrée à l'est. On a constaté, par les marques laissées sur les piédestaux , que les statues qui ornaient l'Acropole devaient avoir la face tournée
ch. I), et d'après laquelle Athènes était considérée, en effet, comme le centre, non-seulement de la Grèce, mais du monde. Le temple de Delphes était de même le centre du monde pour les Doriens (Pindare,/^î///*.,VJII).