DEUXIÈME PARTIE. -^ CHAPITRE VI. 3t
cavalcade est la partie la plus connue de la frise du Parthénon. Tout le monde a dans la mémoire ces cavaliers assis avec tant d*aisance sur leurs chevaux thessaliens dont les formes rappellent celles que Xénophon a décrites : oreilles petites, yeux à fleur de tête, cou flexible et rappelant par la pose celui du coq, jarret relevé, reins larges et courts, poitrail puissant, hanches charnues, jambes fortes et souples, etc. ^. Ces cavaliers sont la fleur de la jeunesse d'Athènes. On choisissait sans doute les mieux faits et les plus habiles à minier le cheval. De ces jeunes gens les uns ont la tête nue, les autres sont coiffés du chapeau thessalien. Le plus grand nombre est vêtu d'une tunique relevée jusqu'au-dessus du genou; mais quelques-uns y ont ajouté la chlamyde, ce manteau léger, d'origine thessalienne , dont on s'enveloppait, pour monter à cheval, la partie supérieure du corps 2. Il en est dont la chlamyde est le seul vêtement ; rejetée en arrière et flottante , elle laisse voir dans leur nudité des formes mâles et gracieuses. Les pieds sont en général nus. Cependant on voit à quelques figures les bottines nommées en grec è|xêàTai^. Les chevaux sont dépourvus de tout enharnachement; ils avaient probablement autrefois des rênes en métal. On les voit dans