Xénophon, De VÉquitation, ch. xn
Ite PHIDIAS.
quelques endroits ae cabner à la façon «ccouttunée deâ €he¥ftux à» p«rÀde (Ticim m^fMvm)^ suivaiit Xénophon, laquelle avait saas doute pour but de faire valoir, aux yeux des spectateurs^ la vigueur et l'adresse de leurs cavaliers ^.
£n avant des cavaliers marcharait les chars. Ces chars sont des quadriges conduits par des femmes. Auprès des chevcuix^ quelquefois à leur tête, est un homme enveloppé d^un mant^Mi qui les contient; parfois il se r^ume du côté de la conductrice. Celle-ci est, &ï outre, accompagnée d'un guerrier en armes, portant le casque sur la tête; on a donné à ces guerriers le nom à^apobates^. Ce guerrier tantôt e^ debout à côté de Taurige^ tantôt semble descendre du char, tantôt y remonter. Quelque chose de semblable avait lieu danâ Les combats décrits par Homère* Mais quelles étaient les femmes qui tenaient les rênes et quel devait être leur rôle dans la fête? Tjes chars eux-^mémes faisaient-ils partie de la procesmon, ou ne «e trouvent-ils dans les bas-reliefs que par une sorte de licence poétique? C'est ici le lieu d'examiner une question d'où dépend le caractère plus ou moins réel ou idéal quïl s'agit d'attribuer au sujet représenté sur la frise du Parthénon.
Il n'y a aucun doute su^ le caractère allégorique des
i. Les fragments qui représentent la cavalcade se voient an Musée britannique sous les numéros ^ 4 ^5 et 62 à 77. Le numéro 62 est un présent de M. Cockerell.
2. Aircêarai. Voyez Otfried Mûller, édition allemande de Stuart, t II, p. 687. Ce nom est tiré d'une inscription attique publiée par Boeckli. Annales de l'fnslilui archéolo^iqws, ISSS.
DEUXIEME PARTÎË. — CHAPITRE Vï. 327
figures de femtners; Jte sont dès Vlctoîfeis, isrûivant VtSconti*; les tribtis de TAttique personnifiées, suivant M. Âfëxantire Mûller^. Dans Texplicalion dbnnée piat Otfried Mûller*, et adoptée par M. Lenormant*, elîès personnifient le génie de la lutte, et prennent le nom à'Hamillœ, inventé pour la circonstance. M. Beulê, préoccupé de là difficulté de faire monter sur l'Acropole des chars à. quatre chevaux *, voit dans la frise tout entière une composition idéale destinée à rappeler à l'fesprît Tensemble des fêtes, en y comprenant tes courses de chars qui avaient lieu sur les bords de l'Hissus, aussi bien que les cérémonîei? sacrées de la procession du péplos. Les chars et les Victoires seraient ainsi unie création de Phidias représentant symboliquement les jeux des Panathénées et Tinstitution de ces jeux pàf Erîchthonius, l'élève de Minerve dans la direction de^ chars.
La difficulté invoquée par M. Beulé paraît grave, en effet, et la connaissance qu'il a des lieux donne k ses observations sur ce point une incontestable autorité. Cependant je me permettrai quelques réflexions. La procession du péplos n'était-elle pas elle-même le résumé poétique et symbolique, que M. Beulé veut avoir été conçu