‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 243 sur 289 · DEUXIÈME PAUTÏB. — CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PAUTÏB. — CHAPITRE VI

cf brillante d'or et d'ivoire , apparaître dans son sanc- « tuaire inaccessible^. »

Nous sommes en présence des dieux et des mystères. De chaque côté de la porte du temple l'artiste avait placé deux séries composées chacune de six divinités assises et de deux debout. Par une licence dont Homère avait donné l'exemple dans sa description du bouclier d'Achille 2, ces dieux assis paraissent aussi grands que les hommes figurés debout auprès d'eux. Cette particularité suffit^ avec la majesté qui respire dans ces figures, pour y faire reconnaître des personnages divins, même en l'absence de tout attribut caractéristique. Mais on éprouve quelque difficulté quant aux noms à leur attribuer. Ici, comme pour les statues des frontons, il faut demander à l'esprit même de l'œuvre et à sa logique intime l'explication que le simple aspect nous refuse. C'est ce principe qu'a suivi Otfried.Mûller lorsqu'il a émis l'idée ingénieuse que ces divinités synthrônes étaient celles dont les sanctuaires se trouvaient dans l'Acropole même ou sur le passage de la procession. Ce système présente néanmoins quelques difficultés; il me semble qu'on pourrait, sans inconvénient, l'élargir et voir dans cette assemblée auguste qui préside à la fête des Panathénées la réunion des principales divinités de l'Attique symbolisant ainsi par leur concours l'union des peuples de ce pays. L'origine politique de la fête serait ainsi rappelée par l'idée même qui lui avait donné nais-

1. Emile Burnouf, Des principes de Vart d'après la méthode et les doctrines de Platon, Paris, 1850, p. 69.

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