‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 250 sur 289 · DEUXIÈME PARTIE. - CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. - CHAPITRE VI

la porte même du temple. D'un côté, c'étaient les Erréphores, de retour de leur voyage nocturne, portant sur leurs têtes les corbeilles voilées qu'elles vont remettre à une prêtresse*. Une d'elles tient à la main le flambeau qui leur a servi à se guider dans leur route pour descendre de TAcropole et pour y remonter. Cette cérémonie précédait la procession des Panathénées ; mais il. est probable que les Erréphores avaient leur place dans le cortège, où leur présence rappelait les rites de la nuit mystérieuse ; elles devaient accompagner la marche du péplos porté en pompe. De l'autre côté, le prêtre de Neptune Érechthée^, ou quelque autre pontife était aidé par un jeune garçon à plier le nouveau péplos qu'on venait peut-être de détacher du màt^.

M. Lenormant a proposé de voir ici l'intérieur du temple et les cérémonies qui s'y pratiquaient transportés sur la frise. Ces scènes pouvaient néanmoins se passer dans le pronaos. La difficulté, très-bien sentie par M. Beulé, est de placer ces cérémonies qui regardent le péplos dans leParthénon. En effet, c'est dans l'Érechthéion qu'elles devaient avoir lieu. 11 n'est pas douteux que l'Érechthéion ne fut le but de la pompe panathénaïque, et que le péplos brodé par les vierges athé-

1. La prêtresse de Minerve Poliade, suivant 0. MâUer, qui voyait le temple de Minerve Poliade dans rÉrechthéion.

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