MûUer
3. Voy. le Dictionnaire des antiquités grecques et romaines j de Rich, au mot péplum. Cet auteur pense que le péplum de Minerve était porté à la procession entre deux mâts en guise de voile. Quant au navire qui roulait sur des roues invisibles, on se contentait de le faire manœuvrer jusqu'au pied de TAcropole. — Mus. brit., n*» 19.
nîennes ne fût destiné à l'antique statue tombée du ciel ou peut-être apportée d'au delà des mers ; car telle peut être la signification de la coutume qui faisait porter le péplos en guise dévoile de navire. Cette antique Minerve était une statue habillée, et Ton voit sa toilette faite par deux prêtresses sur une des métopes. D'un autre côté, cette pompe qui enveloppe le Parthénon tout entier, et qui aboutit à Tentrée même du sanctuaire, indique assez clairement qu'il est pour cette fois le centre et le but des cérémonies sacrées. Ici j'exposerai une conjecture qui peut, ce me semble, résoudre cette difTiculté. D'après 0. Mûller*, la dédicace de la statue de Phidias a dû avoir lieu pendant la fête des grandes Panathénées. Ne peut-on supposer que c'est à cette cérémonie même de la dédicace que Phidias pensait d'avance en sculptant la frise du Parthénon, et que c'est elle qu'il voulait représenter? Le jour de cette dédicace devait être à la fois la fête du peuple et celle de l'artiste. Ne devait-il pas s'en préoccuper sans cesse, aussi bien que Périclès, dont l'intention était sans doute de donner à cette fête une magnificence inusitée en rassemblant autour du nouveau temple et de la nouvelle statue toutes les solennités de la religion nationale? Je suppose donc que, suivant le programme tracé entre l'homme d'État et le sculpteur, la procession panathénaïque dût ce jour-là se rendre au Parthénon où s'accomplirent les rites en usage. J'imagine que l'antique statue de bois d'olivier avait été tirée du sanctuaire de l'Érechthéion pour venir, par sa présence,