Der Apollotempelj etc., p
2. Il faut ajouter à ces deux noms x^elui de M. Bleuet, Expédition scientifiqtie de Morëe^ vol. II, p. 6.
3. Cette colonne est le plus ancien exemple de Tordre corinthien
suivant M. de Stackelberg.
Au-dessus des colonnes de l'ordre ionique régnait la frise sculptée, qui faisait intérieurement le tour de la cella, et qu'éclairait d'en haut la lumière de l'hypètre.
L'orientation inusitée du temple peut avoir été commandée à l'architecte par la disposition des lieux ; c'est l'opinion de M. de Stackelberg, partagée par M. Lebas. M. Lenormant préfère expliquer cette anomalie par un motif religieux. Suivant lui , les Arcadiens réfugiés à BasssB pendant la grande peste, voulant élever un sanctuaire à Apollon pour les avoir préservés de la contagion, en tournèrent le seuil vers le côté d'où avait soufflé le vent salubre. Le même archéologue explique d'une façon ingénieuse les autres irrégularités de l'édifice. Ainsi, toute l'économie de la construction aurait eu pour but de faire valoir la frise. La place éminente occupée par cette frise à l'intérieur du monument, la beauté de la matière employée à ces sculptures, ont suggéré à M. Lenormant cette idée, confirmée par la disposition de la cella et des autres parties de l'édifice. Il est certain que la décoration sculpturale, ordinairement rejetée à l'extérieur des temples, occupe dans celui de Phigalie une place inusitée. Ici , c'est l'extérieur qui est nu ; bien que les métopes soient en marbre de Paros, on n'y a remarqué aucune trace de sculpture ; et , quoique la profondeur des frontons eût permis d'y placer des statues , on n'a trouvé , dans les fouilles faites autour du temple , aucun débris qui en pût provenir *.
1. On a cependant trouvé quelques traces de sculpture entre les triglyphes de la cella. Voy. Bas-reliefs du Parthénon et du temple de Phigalie j par Charles Lenormant, p. 23 et sulv.