Voy. Properce, ni
Eiactis Calamis se mihi jactat eqais
et Ovide, Pont., IV, 1, 33 :
Vendicat ut Calamis laadem, qiios fecit, eqiiorum.
Pline dit qu'il était sine œmulo pour les chevaux (XXXIV, 19).
3. « Galamidis dura iilaquidem (signa), sed tamen molliora quam Canachi » (Cic. in Bruto, XVIII, 70). -
« Duriora et Tuscanicis proxlma Gallon atque Egesias, jam minus riglda Calamis... fecit » (Quinct., XII, 10). U. Portraits, 6, et Courtisanes, 3.
Rhégium était contemporain de Calamis, et vivait entre la 75* et la 87* olympiade (480-432 avant J.-C). Ces niaîtres illustres sont à la fois les prédécesseurs et les contemporains de Phidias. Pline rend à Pythagore de Rhégium ce témoignage qu'il excellait dans l'imitation des muscles et des veines *.
Pythagore de Rhégium et Calamis ouvrent ensemble le grand siècle de la sculpture grecque. Le génie athénien, qui s'était laissé devancer dans l'art par celui des peuples du Péloponèse, allait enfin prendre sa revanche et compenser, par l'éclat de ses œuvres, le retard apporté à son développement. Il semble qu'il ait attendu que la sculpture, instruite par l'étude attentive des formes athlétiques, eût pris un essor plus hardi, pour consacrer à la représentation des dieux l'habileté acquise en copiant les hommes. Au moment où nous sommes parvenus, la statue^ ornée déjà de tous les dons de la matière, attend encore le souffle qui doit l'animer; c'est laPandore, création de Vulcain, que tous les dieux s'apprêtent à combler de leurs faveurs, entre lesquelles la plus précieuse est celle de la vie.
1. Hic primus nervos et venas expressit capillumque diligentius (XXXIV, 19). Diogène de Laërte attribue à Pythagore de Rhégium d'avoir le premier enseigné les lois du rhythme et de la symétrie (VIII, 1).