PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE I
liariser l'artiste encore enfant avec le côté matériel de Tart et de le mettre à même , au moment où son génie s'éveillerait, s'il devait s'éveiller, de réaliser ses conceptions d'une façon libre et souveraine. Il ne suppléait pas la vocation, sans doute, mais s'il la rencontrait par bonheur, il la développait avec plus de puissance que n'aurait pu le faire une éducation plus tardive.
Plutarque^ donne à Phidias un frère du nom de Plisténète dont il n'est fait mention nulle part ailleurs. 0. Mùller voit dans ce nom une faute de copiste, et propose d'y substituer celui de Panaenus que Pausanias^ et Pline * nous donnent tous deux comme frère de Phidias. Phidias n'aurait eu ainsi qu'un seul frère ^. Panaenus est célèbre dans l'histoire de l'art comme peintre et pour avoir prêté à son frère le secours de ses talents dans l'exécution de quelques ouvrages où devaient se trouver des parties de peintures. Parmi les titres personnels de Panaenus à la renommée, il faut compter en première ligne un tableau de la bataille de Marathon, dans le Pœcile d'Athènes, dont parlent Pline et Pausanias. L'artiste y avait peint les portraits des généraux athéniens et perses, ceux de Miltiade, deCalliniaque,de Cynégire,