‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 32 sur 289 · V., II · texte numérisé non relu

V., II

3. NaL Hist., XXXV, 34. Strabon (VIU) fait de Panaenus, non le frère, mais le neveu de Phidias. V. MûUer, loc, cit., p. 8; Sillig, Calai,, p. 31/i.

k. M. Beulé, dans son cours d'archéologie à la Bibliothèque nationale, a admis deux frères de Phidias. Le champ étant ouvert aux conjectures, rien n'empêche de voir dans Panaenus un fils de Plisténète et le neveu de Phidias. On concilierait ainsi Plutarque et Strabon.

de Datis, d*Artapherne*. Phidias lui-même, d'après une tradition rapportée par Pline, avait commencé par la peinture 2. On lit dans cet écrivain qu'il peignit à Athènes le temple de Jupiter Olympien^. Ce temple, comme on sait, avait été commencé parles Pisistratides, qui le laissèrent inachevé: Phidias a donc pu être employé à la décoration des parties terminées. O. Mûller a émis la supposition que Phidias, âgé de vingt-trois ans lorsque Polygnote vint pour la première fois à Athènes , d'après le calcul le plus probable ^, avait pu être engagé par l'exemple et le succès de ce peintre célèbre à cultiver la peinture. On pourrait aussi bien, par une conjecture contraire, supposer que Phidias, en possession déjà de quelque réputation comme peintre, et ayant accompli comme tel des travaux remarquables pour le temps, fut plutôt découragé qu'excité par la vue des tableaux de l'artiste thasien. Rien n'empêche de croire que, désespérant de

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