PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE L
de quelques olympiades suISBt à Périciès , secondé par Phidias, par Ictinus et par un petit nombre de grands artistes pour couvrir de temples nouveaux ou rebâtis le sol de TAttique. Cimon avait commencé, on i'a dit plus haut, par la construction du Théséion. La mort de ce fils de Miltiade, arrivée dans la h* année de la 82* olympiade {hli9 ans avant J«-G.) ^laissa le champ libre à Tarnbition et au génie de son rival. Celui-ci, mattre absolu du pouvoir par la faveur du peuple, ne connut plus d'obstacles à ses desseins et ne souffrit plus de bornes h la magnificence publique* Le sanctuaire d'Eleusis, le temple de lAinerve Sunienne , d'autres temples encore dans TAttique, et enfin le Parthénon, ce chef-d'œuvre des chefs-d'œuvre de l'architecture, témoignèrent à la fois de son zèle pour les dieux et de son goût pour les fl^. On a dit que des traditions de famille avaient dû faire naître et entretenir dans Périclès ce zèle pour les divinités de sa patrie dont il donna tant de preuves magnifiques ; il appartenait^ en effet, à cette famille Buzygia qui exerçait à Athènes, dans le culte et les mystères de Minerve et de Gérés, un sacerdoce héréditaire ^ ; m&is il avait aussi des raisons politiques pour favoriser par cet emploi de la fortune publique le commerce et l'industrie et pour donner un salaire au peuple sur les suffrages duquel il s'appuyait. De plus, il avait l'amour du beau en toutes choses et n'était pas lui-même sans une connaissance particulière des beaux-arts. On lui attribue le plan de rOdéon, de ce théâtre d'Athènes, qu'il fit construire,