‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 44 sur 289 · Mûller, de Phid, vit,^ p · texte numérisé non relu

Mûller, de Phid, vit,^ p

dit-on, sur le modèle de la lente de Xerxès. Les Propylées furent le dernier ouvrage entrepris sous son administration, et ferment, par un chef-d'œuvre, cette liste de chefs-d'œuvre.

Phidias avait, comme je l'ai dit, la haute main sur tous ces travaux. Il fut Tami de Périclès comme Polygnote l'avait été de Cimon; amitié féconde pour la gloire d'Athènes et pour l'honneur des beaux-arts ! Mais avant de parler des grandes choses que firent ensemble ces deux hommes , nous devons revenir un moment sur nos pas vers une époque où ils s'essayaient encore tous deux à leur rôle futur, l'un par des discours à la tribune populaire, l'autre par ses premiers travaux publics. On ne peut douter que plusieurs des ouvrages de Phidias n'aient daté de l'administration de Cimon. Un des plus anciens, sinon le plus ancien, fut sans doute la Minerve de Pellène, en Achaïe; on n'en sait pas autre chose, sinon qu'elle était d'or et d'ivoire et que les habitants de Pellène la disaient antérieure aux Minerves d'Athènes et même à la Minerve de Platée ^. La Minerve Aréa, ou Minerve Martiale des Platéens, était une statue colossale du genre de celles qu'on nommait ac^olithes. Presque aussi grande que le colosse d'airain de l'acropole d'Athènes, elle était en bois doré, avec la tête, les pieds et les mains en marbre pentélique. Elle passait pour avoir été élevée avec le produit de la part de dépouilles échue aux Platéens après la bataille de Platée K

1 Pausan., VIT, 27. Il y avait, disait-on, sous la base de la statue, un trou profond d'où s'exhalait une humidité favorable à la conservation de l'ivoire.

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