‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 63 sur 289 · PREMIÈRE PARTIE. - CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. - CHAPITRE II

qui se voit aujourd'hui au Musée du Louvre ^. Il est d'ailleurs certain que des ornements de métal ont dû être appliqués aux figures des frontons et à celles de la frise, comme le démontrent les trous pratiqués dans le marbre et qui ont servi k les- fixer 2. Pour en revenir à l'architecture, la polychromie des monuments de l'ancienne Grèce est un fait acquis à l'histoire de l'art. Le rapport ^tre cette décoration extérieure des temples par la couleur et la statuaire chryséléphantine est évident, et M* Hittorf, à qui l'on doit de curieuses recherches sur l'architecture polychrome, a eu raison de le faire remarquer. Si nous* nous en rapportons à l'avis de l'illustre architecte, cette décoration si brillante ne répondait pas seulement à l'opulence de la sculpture cachée dans les sanctuaires, mais ce système « appliqué sous un ciel « pur, animé par un beau soleil, entouré d'une brillante « végétation, offrait lé seul moyen de mettre l'œuvre de « l'art en hamrKinie avec la richesse de la nature *. » Ainsi, le joyeux génie de la Grèce luttait d'éclat dans ses manifestations avec la splendeur du ciel et la fécondité du sol, comme de pureté et de suavité avec les . ligiïes des horitons, sur cette terre de toutes les merveilles.

Pénétrons maintenant dans le sanctuaire de Minerve et

1. Jup, Olymp., p. 31, à la note. Stuart et d'autres voyageurs avaient également remarqué des traces de couleur sur les sculptures du Parthénon.

2. On indiquera dans la/ description des sculptures du Parthénon les traces qui existent encore de cette ornementation métallique.

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