‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 66 sur 289 · PREMIÈRE PARTIE. - CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. - CHAPITRE II

tions analogues devaient être prises par les phaidrontes d'Olympie. En outre , on avait soin de combattre , soit l'humidité, soit la sécheresse, dont l'influence pouvait amener la dégradation de la statue , suivant que la na* ture du terrain l'exposait à l'un ou à l'autre de ces incon-^ vénients. Ainsi, sur le rocher aride et brûlant de l'Acropole on entretenait l'humidité par l'eau répandue autour du piédestal et qu'on faisait couler au-dessous, tandis qu'à Olympie , dont le temple était situé au milieu d'un marais, on corrigeait au contraire l'humidité par des arrosages d'huile K

On peut voir à la planche ix de l'ouvrage de Quatremère un dessin des armatures intérieures de la statue du Parthénon, telles que les comprenait cet archéologue. Quatremère a tenté de résoudre le double problème proposé à l'archéologie, d'abord par l'anecdote si connue du portrait de Phidias placé sur le bouclier de manière qu'on ne pouvait l'enlever sans détruire l'ouvrage, ensuite par la difficulté de faire tenir en équilibre une Victoire d'un poids considérable sur la main étendue ^ d'une statue composée de pièces de rapport, assemblées au moyen d'armatures intérieures. Il a imaginé de faire appuyer le bras de la Minerve sur le bouclier posé verticalement en arrière , de façon qu'un système caché dans le bouclier même put servir à soutenir le bras destiné à porter la Victoire et établir en même temps la communication entre cette Victoire et le portrait de Phidias , dont la tête, formée par une tête de vis ou d'écrou , devient ainsi

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