‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 67 sur 289 · Arrien, Épict. XI · texte numérisé non relu

Arrien, Épict. XI

la clef du système. Cette idée est ingénieuse, et M* Beulé l*a adoptée dans sa restitution basée sur celle de Quatremère. M. le duc de Luynes, dans la restitution qu'il a fait exécuter en ivoire et en bronze doré par M. Simart, n'a pas cru devoir s'inquiéter des problèmes qui avaient préoccupé Quatremère, et peut-être a-t-il eu raison. Mûller ne parait pas s'en être embarrassé davantage; mais sa restitution, à peine indiquée dans le Manuel d'archéologie, a contre elle des textes précis et ne pourrait être admise , malgré le respect dû à une mémoire illustre ^,

Malheureusement pour la curiosité qu'elle inspire, la Minerve du Parthénon ne nous est connue que par un trop petit nombre de détails, tirés des textes obscurs et incorrects de Pausanias et de Pline, auxquels il faut ajouter quelques autres renseignements aussi peu précis, puisés dans d'autres écrivains. Je réunirai d'abord ici ce que ces textes divers nous apprennent de l'œuvre de Phidias , et j'y joindrai les conjectures tirées des restitutions de Quatremère de Quincy, de M. Beulé et de M. le duc de Luynes. Personne n'ignore ce que la gloire de Phidias et l'honneur oublié de la statuaire chryséléphantine doivent aux travaux de Quatremère 2. On sait

1. 0. Mûller a supposé la Minerve assise^ la main appuyée sur la victoire placée à côté d'elle. On verra ce système contredit par les textes positifs de Pausanias, d'Arrien, etc. La forme même du piédestal, dont, comme il a été dit, les traces ont été retrouvées dans le temple, ne saurait s'accorder avec une disposition du genre de celle qu'a imaginée 0. Mûller. ( Man. d'arch., § 115. )

2. Les archéologues étrangers ne lui ont pas toujours rendu justice. Dans une note manuscrite laissée par M. de Glarac sur un

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