‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 7 sur 289 · PRÉFACE. XIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XIII

semble vouloir pénétrer dans les recoins les plus obscurs de leur histoire. Espérons que la France, comme plusieurs symptômes le font croire, piquée d'émulation pour ces belles études, en y apportant à son tour la clarté et la précision propres à l'esprit français, contribuera à en fixer les résultats et à les rendre populaires.

Pour les études sur Phidias en particulier, sur le caractère de son génie et de son œuvre, la France ne le cède à aucun autre pays. Aux travaux des Anglais sur les marbres du Parthénon, aux dissertations si lumineuses de l'Allemand Otfried Millier sur la vie et les ouvrages de Phidias, qui forment la plus complète des études jusqu'ici publiées sur le grand artiste athénien, elle peut opposer les travaux d'Émeric David, ceux de Quatremère de Quincy, et ceux, plus récents, de M. Beulé et de M. de Laborde. Avant l'époque où les marbres du Parthénon furent révélés à l'Europe, Quatremère avait publié son Jupiter Olympien, où il retrouvait et mettait en lumière tout un art oublié, celui de la statuaire chryséléphantine, dont le Jupiter et la Minerve de Phidias étaient les chefs-d'œuvre. Il fut l'un des premiers à saluer d'un cri d'admiration et d'enthousiasme les sculptures du Parthénon lorsqu'elles passèrent des mains de

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