‹ Phidias: sa vie et ses ouvragesChapitre 76 sur 289 · Lysistrate, vers · texte numérisé non relu

Lysistrate, vers

comme écrasée sous le fardeau dont il Ta chargée. Au sphinx et aux griffons dont parle Pausanias M. de Luynes a ajouté, à l'exemple de Quatremère, mais en augmentant encore leur nombre, des chevaux rangés de front au-dessus de la visière. Ces chevaux devaient représenter, suivant Émeric David qui avait adopté la restauration de Quatremère, la rapidité de la pensée divine^. Je le veux, mais ces chevaux néanmoins sont une pure conjecture empruntée aux pierres antiques, et aucun texte n'en fait mention 2. M. Beulé avait été plus sobre, et il s'en était tenu aux ornements mentionnés par Pausanias, tels qu'on les retrouve sur la Minerve Famèse, du musée de Naples, dont le casque est absolument conforme à la description que fait Pausanias de celui de la Minerve d'Athènes. Les trois animaux fantastiques y forment un triple cimier qui joint la simplicité à l'élégance ^. Plus simple encore était la restitution proposée par MûUer^, qui voulait que le sphinx fût seul représenté en ronde bosse, et que les deux griffons occupassent les côtés du casque sous forme de bas-reliefs. Le sphinx de M. Simart est de bronze, comme le veut le texte de Pline.

J'ignore pour quelle raison M. de Luynes a cru devoir rejeter le témoignage de Platon qui dit expressément que les yeux de la Minerve étaient d'une pierre dont la cou-

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