‹ Philemon Wright ou Colonisation et commerce de bois [microforme]Chapitre 3 sur 5 · RS I · texte numérisé non relu

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pres au travail et leur viande est de qualité supérieure ; elles sont très appréciées maintenant dans les Cantons de l'Est, où on fait beaucoup travailler les bœufs. Les vaches Devons sont souv nt de bonnes laitières et pro duisent presque toujours un lait fort riche.

Ce fut dans le but d'importer de nombreuses têtes d’a nimaux pur-sang que Wright envoya son fils Ruggles en Angleterre, lequel voyagea aussi en France pour observer les habitudes et les progrès du vieux monde. Un tel voyage était rare alors dans le pays, il était fort dispendieux et on ne franchissait l'océan qu'après de longues semaines de traversée. Cette promenade en Europe coûta à Wright ia somme ronde de $12,000, mais il dénoua les cordons de sa bourse sans sourciller. Au contraire, dit McTaggart, comme il était heureux lorsque son fils revint au paysavec un magnifique taureau et un bouc de race les plus en renom (1) M. Ruggles Wright emmenu avec lui d'Angleterre vingt-cinq colons, qui firent profiter l'établissement de Hull de leur capital et de leur expérience agricole.

Tant de dépenses et de sacrifices ne restaient pas sans récompense. La fortune de Wright semblait se décupler au prorata du bien qu'il faisait et le gouvernement provincial a agi à son égard d’une manière extrêmement libérale. Ainsi, en 1829, il possédait 16,145 acres dans Hull et Lochaber et 5,000 dans le canton de Templeton. Celuici est situé à l’est de Hull et renfermait en 1861 treize rangs de vingt-huit lots chacun. Le carton Lochaber se

(1) Three years in Canada. Vol. 1. Pages 267 et 268.

trouve plus loin sur l'Outaouais, entre la seigneurie de la Petite Nation et le Canton de Hull.

McTaggart a bien connu notre héros et il assure que c'était un homme à conception hardie et à vues larges Il n’alimentait pas sa conversation de banalités comme tant d’autres, mais de choses sérieuses, de projets à larges proportions. Il se délectait à causer avec une personne qui paraissait ie comprendre.

Ce narrateur, qui a formé partie du corps des Ingénieurs Royaux, préposés à la construction du canal Rideau, dit que Wright a le premier suggéré l'exécution de cette grande voie de communication destinée à relier les eaux du St. Laurent et des grands lacs à l'Outaouais. Ce canal a été construit pour des fins militaires et on songea à son exécution après la guerre de 1812. Il fui

exploré par le Capt. Jelb en 1815, d’après l’ordre des autorités anglaises. En 1819, tous les militaires attachaient une grande importance à la construction de ce canal afin de former une population ioyale et guerrière sur les rives du Rideau et de l'Outaouais ” et le Duc de Richmond en recommandait l'exécution dans le but d'aider à l'établissement d’une ‘‘ population industrieuse et loyale dans les nouveaux townships militaires. ”

Une nouvelle exploration fut effectuée en 1822, par un ingénieur nommé par la législature du Haut-Canada. Mais le gouvernement impérial n’en arrêta l'exécution qu'en 1825 et les travaux commencèrent l’année suivante, sous la direction du Lieutenant Colonel By. Ils furent terminés, le 3 mai 1832, après avoir coûté $3,911, 701.47,

Wright contribua à l'exécution de cette grande entréprise. Ce fut lui qui construisit une levée considérable sur le vaste marécage de Dow ( Dow’s great swamp ) et il mena cette œuvre difficile à bonne fin. Ce marais s’étendait sur un long espace, traversait directement le township de Nepean et était reconnu par les explorateurs du canal Rideau, comme l’un des plus grands obstacles à vaincre, pour effectuer ces énormes travaux de canalisation.

Lors de la construction du canal Rideau, on espérait qu'il servirait au transport d’une grande partie du trafic entre le Haut-Canada et Montréal, mais la confection des canaux du St. Laurent, qui offraient une voie plus courte et plus économique, a nui à son importance ultérieure. On calcule qu’il peut passer annuellement

sur ce canal 6,336,000 tonnes de fret. La fleur, le grain, le bois en partie manufacturé et le minerai de fer sont les principaux articles de transit.

Pourquoi Wright choisit le site de Hull.—Fausse prophétie.—Le voyageur Kingston.—Origine d’Ottawa.—S$Ses anciens et véritables propriétaires.—Récit authentique.—Comment Sparks a fait fortune.—Progrès d’Ottawa.—Son importance commerciale et politique.

Le lecteur s’est sans doute demandé pourquoi Wright avait planté sa tente sur la rive nord de préférence à la rive sud de l'Outaouais ? Pourquoi, lui qui ambitionnait de civiliser le désert et de créer une ville n’a pas choisi le promontoire élevé où est perchée aujourd’hui la capitale ?

Avant d'aller plus loin, il est temps de répondre à cette question. Je vais dans ce but détacher quelques

lignes d’une intéressante communication de M. Alfred Garneau, dont j'ai déjà fait mon profit.

‘ Le génie hardi dont Wright était possédé le poussa, dit-il, hors du cercle colonisé jusqu’en pleine solitude sur l'Outaouais, dans un paysage délicieux entre la chute des Chaudières et la chute du Rideau.

‘© Certes, ce n’était pas un esprit sans culture et sans poésie, celui qui fit choix de ce tournant de la rivière pour sa demenre.

& ]1 se dit : Ce lieu est fait pour attirer : j'y veux bâtir mon toit...…....{st-ce que l’épi ne vient pas d’une petite graine ? Je vais jeter peut-être en terre le germe d’une ville.

‘ Un esprit commun n’a pas cet instinct là.

F Les deux rives toute‘ois se ressemblaient peu. L’une, la rive gaüêhe!- haute, abrupte, taillée en précipice, de loin avait l’air d’une forteresse gigantesque, avec angles saillants et rentrants et le fossé au pied, çà et là de noi. res armées de pins montaient à l’assaut. La rive opposée avait au contraire une pente douce et invitait le canot à se reposer. Combien avait-elle vu de peaux-rouges dissimuler leurs feux dans l'épaisseur de ses fourrés ? Combien de trafiquants de pelleteries avaient tiré à demi sur son sable, leurs longs canots du nord, chargés de précieuses fourrures ? Philemon Wright foula avec ioie ce sol presque uni, il s’écria: Voici l'emplacement de ma ville !......C'était sagement pensé, et en conséquence, il se hâta d’y planter sa maison.........Ilse trompait, 1a

ville a été se percher en face, sur les rochers à cent pieds en l'air.”

Que la prophétie de Wright ait fait jusqu'ici fausse route, c’est ce qui est certain. Mais en voyant les progrès rapides qui vont opérer en peu d'années la transformation de Hull, on est tenté de croire que l’humble ha:meau ne tardera pas à se faire ville et qu’un avenir assez prochain réalisera les visées de son fondateur.

Un écrivain, M. W. H. G. Kingston, assure que lorsque le Coionel By rechercha un site pour l'établissement de sa future ville, il jeta les yeux sur la vaste propriété de Philemon Wright; mais celui-ci demanda un prix si élevé, que By dût abandonner ce projet et il établit sa colonie sur la rive opposée. Cela eut pour résultat de donner au Haut-Canada une ville qui sans cela aurait appartenu au Bas-Canada (1).

Ce renseignement, inscrit comme bien d’autres, à la 16gère, sur leur carnet par certains touristes, empressés de publier leurs impressions de voyage, est tout à fait inexact. M. McKay Wright, petit fils de notre héros, assure qu’une telle proposition ne fut jamais faite et que l’ancien établissement de Bytown avait été commencé en opposition à celui de Hull.

Une plume inconnue (?), qui a tracé l'historique d’Ottawa, tombe dans une autre erreur, en disant que la haute ville d'Ottawa, avant le creusement du canal Ri-

(1) Western Wanderings or a pleasure tour in lhe Canadas.Vol. II. paye 76. Cet écrivain fait erreur en disant que cent personnes accompagnèrent Wright lorsqu'il fonda Hull. Il n’y en eut que trente ainsi qu’on l’a déjà vu.

(2) Oltawa Directory. 1861-65

te

deau, était la propriété de Wright, qui s’en était ensuite dessaisi en faveur de N. Sparks, sûr employé. D’après ses informations inexactes, Wright aurait dû deux cents piastres à Sparks, mais n'ayant pas alors de numéraire et n'ayant pas de terre à lui céder sur la rive nord, il lui aurait offert une partie du terrain rocailleux, sablonneux et marécageux de la future ville, et celui-ci n’aurait accepté qu'à la condition que Wright lui donnât deux paires de bœufs en sus.

Voici la vraie version, suivant M. McKay Wright. Ce bloc de terrain en question appartenait primitivement à un M. Burroughs, peintre d’enseigne, qui, partant pour l'Angleterre, afin d'aller recueillir un héritage, aurait offert à Wright d'acheter ce terrain inculte, dans le but de réaliser l'argent nécessaire pour son voyage. Celui-ci refusa cette acquisition, mais Sparks, alors au service de Wright, vit la chose d’un meilleur œil. El se fit payer les gages que lui devait Wright et, au moyen de quelques avances faites par ce dernier, il put s’assurer la propriété de ce terrain.

Quelques morceaux du sol étaient arables et Sparks l’utilisa du mieux possible. Quelques auñées plus tard, au grand étonnement de l’ancien automédon de Wright, un corps d'ingénieurs royaux se mit en frais de commencer la construction du canal Rideau. Ges immenses travaux donnèrent lieu à l'élévation de plusieures maisons formées de poutres grossières. Peu à peu la hache des travailleurs échancra la forêt, le chiffre des habitants augmenta rapidement, et après un certain nombre d'années, ce n’était plus un village, mais une ville infor-

me, ayant pris le pas sur Hull, alors stationnaire. ÿ

Sparks, qui se trouvait être l’heureux propriétaire d’une bonne partie de la ville, cessa bientôt de se faire bûcheron ou laboureur. Il reçut plusieurs milliers de louis du Colonel By, pour environ quatre-vingts acres de terrain à l’état marécageux, vendit incessamment des lots, qui, en peu d’années, lui rapportèrent assez d’or pour en faire le Crésus de l'endroit. Il avait gagné environ un demi million de louis sterling à ce facile négoce.

Il serait injuste de ne pas ajouter que Sparks, bien qu'illettré, était doué d’un grand sens commun, d’une rare habileté pratique et d’une énergie à toute épreuve. Il était respecté de tous ceux qui le connaissaient à rai. son de son intégrité, dont il donna de fréquentes preuves ; aussi, il s’est éteint au milieu des regrets et au respect général. La principale rue d'Ottawa porte aujourd'hui son nom, comme souvenir de l’un des plus dignes pionniers de la capitale. La famille de ce dernier habite encore aujourd'hui la ville, dont le quart lui appartient M. Alonzo Wright, député du Comté d'Outaouais, a épousé l’une des filles de M. Sparks.

L'importarce d'Ottawa n'a cessé d'augmenter: depus. En 1851, la ville contenait 8,000 habitants et 15,000 en 1861 ; elle en a actuellement plus de 25,000. Elle est le point central de l'énorme commerce de bois de l’'Outaouais et sa prospérité ne fera qu'augmenter. Elle recevra une puissante impulsion le jour où on canalisera la Grande Rivière, ainsi que le projettent sérieusement nos hommes politiques, pour faciliter l’écoulement de l'immense commerce de l'Ouest.

Comme ville politique, Ottawa a été singulièrement

favorisée. Choisie comme la capitale des Canadas, après de violents débats parmi nos législateurs sur cette question, une vraie pomme de discorde, elle promet d’être

encore longtemps le foyer politique d° la confédération canadienne.

XIIT.

Construction de la première glissoire sur l'Outaouais en 1829.—Taxe sur le bois.—La descente du bois à travers les Chaudières.—Diffcultes de cette opération.—Utilité de cette glissoire.— Le gouver-

nement l’achète en 1849.—Autres glissoires.

En 1829, Wright exécuta une œuvre fort difficille et coûteuse. Il construisit, du côté nord de la grande Chaudière, la première glissoire ayant pour but de détourner le bois des chutes.

Cette ingénieuse facilité donnée à la descente du bois est de l'invention de M. Ruggles Wright, son fils Des glissoires existaient depuis longtemps en Suëèdeet en Norvêge, mais elles ne suffisaient qu’au passage d’une seule pièce de bois. M. Ruggles Wright fit construire une voie assez large pour opérer la descente d’un crib. Un tel radeau se compose ordinairement de vingt-six à trente-six pièces de bois et contient de 800 à 1000 pieds cubes; soixante-dix, quatre-vingis ou cent cribs forment un train de bois, qui comprend d'habitude 100,000 pieds cubes.

Quelques années avant l'érection de cette glissoire, le bois qui passait les chutes des Chauüières devait payer un droit d'un dlenier par picü Les recettes, dit

McTaggart, devaient être affectées à l'amélioration des rapides, afin que les trains de bois pussent passer sans

se briser, et vers 1829, on avait dépensé 2000 louis pour construire des chaussées et creuser le chenal (1).

M. William'L. McKenzie est loin d'approuver cette taxe, qui n’a pas été imposée en vertu d'un acte législatif, mais d’un ordre passé par le gouvernement anglais. Ce qu’il advient, dit-il, des recettes, est un mystère que peu de financiers de la Chambre des Communes pourraient éclaircir. Mais personne ne mettra en doute que c’est une taxe pesant sur les marchands, les propriétaires de vaisseaux, les constructeurs et encore plus sur les propriétaires de l'Angleterre et de l'Irlande, car elle augmente considérablement le coût premier d’une grande partie du bois employé par cette nation, dans un commerce qui est déjà sujet à tant de désavantages. Par un ordre du ministère Wellington, un bureau a été ouvert à la chute des Chaudières et deux Ecossais du nom de Charles et Robert Shivief en ont la direction et em. ploient des mesureurs, des assistants mesureurs et des commis. Là, chaque train est arrêté, le bois examiné et mesuré et la taxe odieuse perçue. D’après les rapports des percepteurs, depuis 1828 à 1833, un droit de plus d’un denier par pied de bois a été perçu sur sept millions de pieds de bois, qui ont été ensuite expédiés à Québec (2).

(1) Three years in Canada. Dans ce livre qui renferme beaucoupde choses curieuses, McTaggart écrit tout un chapitre, pour démontrer l'importance qu’il y aurait pour l'Angleterre de transporter ses criminels dans la vallée de la Gatineau, à un quart de moins de dépense que dans la Nouvelle-Hollande. Gette place, dit-il, est destinée à avoir une grande importance; les criminels dans un endroit aussi éloigné de toute habitation ne pourraient que difficilement s’esquiver et ils pourraient être employés à des travaux fort utiles. La plupart des raisons données par cet écrivain ont perdu de leur actualité et le temps est pussé où les hôtes des pénitenciers et des bagnes de l'Angleterre peuvent être appelés au défrichement des colonies britanniques.

(2) Sketches of Canada and the Uniled States. Page43s.

La descente du bois à travers les tourbillons d'écume des Chaudières présentait alors une scène fort intéressante. Les voyageurs s’avançaient prudemment vis-à vis de Rafting Bay, avec le train de bois auquel on attachait un grand canot. Aussitôt qu'ils étaient rendus assez loin, c'est-à-dire, entre un ilot et la grande Chaudière, ils se rendaient à force de rames à l’île, abandonnant les radeaux de bois qui étaient rudement ballotés et disloqués par la terrible masse d’eau de la cataracte, Souvent, les imprudents voyageurs s’aventuraient trop loin et ne pouvant, malgré leurs efforts désespérés, remonter le courant, leur canot était emporté par la force irrésistible de l’eau. |

Habitués à franchir les endroits les plus périlleux, à envisager fréquemment la mort de sang-froid, la présence d'esprit n'abandonnait pas d'ordinaire ces hardis rameurs, dans ces moments critiques. Ils n'avaient rien de mieux à faire alors que de se diriger sur le roc, qui dresse ses flancs abrupts à la tête des rapides, et on ne pouvait les conduire ensuite su> le rivage qu'après les plus grandes difficultés. Cette dangereuse épreuve leur était souvent fatale et ils allaient disparaître dans le gouffre aboyant.

Trois hommes faillirent une fois périr de faim et leur sauvetage ne s’opéra qu'avec une peine incroyable. On parvint à envoyer sur le roc un billot de bois auquel une corde était retenue ; ils se placèrent à cheval sur cette pièce de bois, après s’y être liés au moyen de cette attache, passèrent ainsi la chute et atteignirent heureusement le rivage, où ils furent reçus par leurs amis anxieux qui avaient désespéré de leur sort.

Le bois passait aïnsi en crib les chutes des Chaudières

et un barrage flottant servait à retenir plus loin les pièces de bois que la violence de l’eau tournoyante avait pour la plupart détachées de leurs liens. Mais lorsque le bois ne prenait pas la direction qu’on lui imprimait, il allait se masser après avoir traversé les chutes dans la grande caverne près de la fonderie Victoria, d'où on ne pouvait le retirer qu’à grands frais, à l’eau basse. L’opération était encore plus pénible et dispendieuse, lorsqu'il s'agissait de bois d’un flottage lourd, surtout de chêne. Aussitôt que les radeaux formés de ces bois arrivaient dans la grande baie, à Le Bretons Flat, au-dessus de la cataracte, on en détachait les pièces, qui étaient trainées par des chevaux ou des bœufs jusqu’à une certaine distance, puis mises de nouveau à flot et reformées.

La glissoire construite par Wright était devenue d'’autant plus utile que son commerce avait alors des proportions considérables et l’industrie forestière avait fait assez de progrès pour donner déjà de l'emploi à 2,000 travailleurs pour la préparation du bois et à 7,743 hommes pour le conduire sur l'Outaouais et ses tributaires (1).

(1) En 1846, on employa 7,200 hommes, 2,880 chevaux et 720 paires de bœufs pour la préparation de 18 millions de pieds cubes de bois. En 1862, on calculait que les chantiersde l'Outaouais donnaient de l'emploi à 20 ou 25,000 hommes. M. Allan Gilmour, de Québec, écrivait, le 9 février 1863, que la quantité moyenne de bois préparé annuellement dans l'Outaouais, atteignait les chiffres suivants : Pin blanc, 13,000,000 pieds cubes ; pin rouge, 2,250,000 pieds cubes ; madriers de pin, 2,250,000 pièces et environ 60 millions de pieds superficiels d’autres bois sciés, sans compter le tamarac et l’orme, s'éelevant en tout à une valeur annuelle de $3,114,166.

On calculait qu’en 1864, plus de 20,000 milles carrés des forèts d l'Outaouais avaient été dépouillés de leur bois de commerc:, depuis le commencement en 1806 des exploitations forestières,

Il y a à présent près de 40,000 hommes dans les chantiers de l'Outaouais, outre 15,000 chevaux pour le charroyage du bois. La somm» d'argent investie dans ce commerce sur l'Outaouais est d’environ

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