CHAPITRE XII
ché un refuse dans la Pouïlte» fait prisonnier Jean-Bernardin, le BJi atné du duc, t\ avait occupé, le 8. la ville de Somma, capturé
i hommes et un convoi de vivres \ \ |
Laulree fut vivement ftffèefcé de la défaite du duo de Somma, qui
vint le in m ver au camp (S), car il avait compte sur *on concours
et sur celui de Napoléon Orsini, abW de Parfa, qui était dans
l .Vbruzze (8). Il ne le fut pas moins de l'insuccès de Rence de
, q&HI avait, chargé de recruter des renforts à Aquil.i, à
dète el i PérOUM. Les populations n'ignoraient pas la situation désespérée des Français; elles ne répondaient plus à son appel. A Béoéventet dans les environs, les Impériaux étaient accueillis au cri de SpegmtSpQjfa&t &l reçus avec toute sorte d'honneurs
Au milieu de cette série ininterrompue de malheurs qui fondaient sur lui Lautrec n'eut guère a enregistrer qu'un avantage relatif ; la capitulation de Castellamare, qui dut ouvrir ses portes à neuf
ipagnies de son infanterie, soutenues par de l'artillerie (Oi. La dernière chance de salut en laquelle il avait espéré, une révolte
-'♦raie des Impériaux, lui échappait, Bien plus» il voyait ses ennemis animés d'un nouveau courage a mesure que ses affaires empiraient. Il ne s'écoulait en effet presque plus un jour sans qu'il ♦ ilt 1 repoueser leurs attaques. Mais que pouvait-il maintenant cm nt ce eui 1 Itien.
Onflanee en son destin et son énergie, qui lui avaient permis de résister si longtemps aux plus rudes épreuves, l'abandonnèrent Malade depuis la tin de juillet, ainsi que son lieutenant
rre Navarro.il se sentit perdu avec ce qui lui restait de sa brillante armée dont il ne cessa de se préoccuper. Voulait-il avoir des renseignements sur ce qui se passait, et remarquait-il que son
i Rom, p. ^ï*-4t. C'est par erreur, je crois, que Rosso attribue à MaraaMo !* pris** de Somma. Pores, dan* sa lettre, du l.'i août, a l'empereur p. 70fty tven parle pus. Cf Gi:h:harmx, I XIX, fol 334 et 336- Lettre dt? Uurrelïo à l'empereur, du 10 octobre, dans Gatasgo», p. 812. I) Lettre de l*er*^ a retnpereur, du 13 août, ibtd. Kosso. p 41 ei
tloo une lettre «le Nicolas Ha* ace à Anne de Montmorency, du 15 juillet. Rence de Ceri aurait 'liï abandonner lïarletta à cause de la peste qui lui ntevé près de âvûû€ hommes (ms fï 3009 do lu Bibliothèque nationale,
«tire de Ferez h l'empereur, du 15 août, dans Gayakoob. p, 770.
entourage était soucieux, il avait des accès de fureur terribles. Puis l'appétit vint à lui manquer. La souffrance lui arrachait de profonds gémissements ou des cris aigus, et dans son lit il se débattait contre la douleur. Un instant, les médecins crurent le sauver en lui faisant deux saignées, mais ce fut en vain. Il expira à trois heures dans la nuit du 15 au 46 août. La nouvelle de sa mort fut apportée à Naples, le jour même, par un trompette du marquis de Saluces, qui se présenta à une des portes de la ville pour demander de quoi embaumer le corps de Lautrec : ce qui lai fut accordé (1). Il fut inhumé dans sa tente, près de la villa Montalto, sans aucun apparat, en présence seulement de ses officiers et de quelques religieux. Sa dépouille mortelle fut recouverte d'un tas de sable (2) ! Mais, par ordre du roi, un service solennel fut célébré en sa mémoire à Notre-Dame de Paris.
Telle fut la fin, presque triste, de ce brave soldat, un des plus vaillants capitaines et un des meilleurs serviteurs qu'ait eus François Ier. c D'un naturel hautain, impérieux, entier en ses opinions, desprisant tout autre conseil que le sien, attaché à son propre jugement (3) », il expia chèrement, et son armée avec lui, les erreurs que son obstination lui fit commettre.
Le marquis de Saluces, qu'il avait désigné pour lui succéder, prit le commandement des troupes.
La maladie avait également fait des victimes dans les rangs des Impériaux. Alphonse Manrique etAlvaro deÇuniga étaient morts; Philibert, on Ta vu, et Alarcon avaient été souffrants; ils étaient à peine rétablis (-1). Le prince, au lieu de se reposer, comme l'eût exigé l'état de sa santé, tint à reprendre sa vie active, à t retourner à l'ouvrage », ainsi que le dit Ferez (5). 11 avait compris qu'il devait avant tout profiter du désarroi causé dans l'armée ennemie
(1) Lettre «le Perez à l'empereur, du 24 août, dans Gayangos, p. 77t.
(2) Santoro, p. 108; cf. Rosso. p. 45; Giaxnoxe, t. IV, 1. XXXI, p. 41. —Plus tard, ses restes et ceux de Pierre Navarro reçurent, par les soins de Gonzalve- Fernand de Cordoue, duc de Sessa. une sépulture décente dans la chapelle Saint-Jacques de l'église Sainte-Marie « la Nuova ». Parrino (t. I, p. 126) et Simmonte (t. IV, 1. VII, p. 6;i, ont reproduit leurs épitaphes.
(3) La Pise, p. 175. Glicharuix (1. XIX, fol. 332 v°) porte sur lui un jugement analogue.
(4) Lettre de Perez à l'empereur, du 15 août, dans Gayangos, p. 770.
(5) Lettro à l'empereur, du 24 août, dans Gayangos, p. 773.